" Ah, tiens, un petit ajout de dernière
minute. La déclaration commence par "l’espérantisme est l’effort fait
pour répandre dans le monde entier l’usage" de l’espéranto.
Sémantiquement parlant, un espérantiste est donc un adepte de
l’espérantisme, c’est-à-dire quelqu’un qui oeuvre pour répandre dans le
monde entier l’usage de l’espéranto. "
Biologiste, chimiste, c’est pas pour autant un partisan du
biologisme et du chimisme et je ne sait pas si cela existe en plus. Donc
votre lien me semble assez douteux.
" Or le dernier
titre précise que "est nommé espérantiste celui qui sait et emploie la
langue espéranto, pour quelque but que ce soit" (vous noterez qu’il est
bien mentionné qu’il faut un but pour employer l’espéranto, voila une
confirmation supplémentaire de la dimension largement idéologique de
l’espéranto). "
Houa donc un but
genre discuter avec untel est une idéologie, donc je redis les
anglophones sont des anglicistes sont des anglicismes donc l’anglais est
une idéologie
" C’est donc
associer connaissance de l’espéranto et promotion de l’espéranto,
autrement dit asséner que le seul bon practicien de l’espéranto est
celui qui vise à en répandre l’usage. Donc c’est
faire de l’espéranto une cause (dois-je encore faire le lien avec
l’aspect idéologique sous-jacent ?), et de son
practicien un prosélyte par définition. Je pensais que cette conception
(qui me force à réévaluer largement à la baisse le nombre des « vrais »
practiciens de l’espéranto) n’était présente que dans l’esprit de
Krokodilo et de quelques autres. «
Encore alors une idiotie
» Finalement,
j’aurais préféré que cette déclaration confirme les principes qui ont
préludé à sa création et qui ont motivé son rapide et relativement
impressionant succès entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème
siècle (les mêmes raisons qui ont permit le succès du volapük malgré sa
pratique absolument impossible, c’est dire si l’idée d’une langue
internationale pour - enfin ! - faire la paix
était populaire !). Parce qu’un peu de niaiserie
sirupeusement humaniste et pleine de bonnes intentions, c’est tout de
même moins déprimant qu’une simple course au finish des opinions. "
Une longue, si longue phrase, si creuse, pourtant. Moi, en
tout cas vous m’avez bien fait rire. Si je me souviens bien, vous étiez
dans le camps des gens bêtes et méchants. Et bien vous me révélez une
chose, pas besoin d’être méchant, faut juste être bête pour l’être. Ce
que vous semblez bien me confirmer dans vos magnifiques propos.
Sinon pour mon point de vue, toute chose ne peut être
objective à 100% et c’est ainsi. Mais elle peut s’approcher de
l’objectivité. L’objectivité est la plus vraie quand on étudie le plus
possible un sujet. Donc pour ma part, connaissant mieux l’espéranto et
ce qui est autour. Mon avis est bien plus objectif que le votre, car
j’ai beaucoup plus de données que vous.