M. Mourey,
Rapide réponse à
un commentaire qui n’en nécessite pas vraiment, tant il n’apporte rien et se contente de répéter vos thèses habituelles sans fournir ne serait-ce qu’un élément pertinent ou une piste de réflexion intéressante…
Donc :
« Je ne conteste pas votre
explication concernant l’origine d’Héraclès ; Antenor est mieux informé
que moi sur la question et il pourra mieux débattre avec vous. Qu’Héraclès ait
illustré la progression de la société agricole, cela semble logique mais
pacifiquement, j’en doute. Sa représentation est le plus souvent celle du
guerrier combattant. Son rapprochement avec Melqart le rattache au monde
phénicien de Tyr, par récupération peut-être... »
Sur ce point, je vous ai déjà
répondu : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-celtes-de-notre-70317#forum2459622
Suite…
« Je ne conteste pas la progression de la révolution néolithique agricole
(que je connais assez peu), dans le sens est-ouest, soit par voie de terre,
soit par voie maritime. C’est à partir des environs du Xème siècle que se pose
le problème avec l’apparition en Gaule des oppidum fortifiés. Qui a édifié en
pays éduen l’oppidum ovale de Mont-Saint-Vincent que j’identifie à la citadelle
de Bibracte ? Cet ovale, nous le retrouvons dans l’oppidum antique de
Samarie. Qui a édifié à l’autre extrémité du horst ce temple toujours debout
qui ressemble tellement à la description que la Bible donne du temple de
Salomon ? Qui a sculpté ces lions de chapiteaux du Mont-Saint-Vincent ou
ces fleurs de lotus/nénuphar du Crest ? Lions et fleurs de lotus qui
décorent le tombeau d’Ahiram. Tout cela nous renvoie au monde phénicien.
Difficile de ne pas faire le rapprochement avec les textes de Diodore de Sicile
et autres qui témoignent d’une alliance fondatrice entre un Héraclès itinérant
et une population autochtone. »
« Cet ovale, nous le retrouvons dans l’oppidum antique de Samarie. » vous retrouverez cette forme ovale,
elliptique, circulaire, etc…dans de nombreux cas, sans que pour cela il y ait
aucune corrélation à établir : considérez-vous que ces villages fortifiés
chinois (de forme circulaire ou ovale) aient un quelconque rapport avec un
oppidum gaulois ou une ville du Proche-Orient antique ? Non, la question
vous paraîtra absurde, tout simplement parce qu’elle est…
Vous invoquez souvent la logique militaire : ne pensez-vous
pas qu’une perspective sur 360° soit
avantageuse d’un point de vue défensif ?
Voilà le seul lien à établir :
à savoir que les humains se ressemblent et qu’assez souvent ils opteront pour
des stratégies si ce n’est similaires, proches.
Donc la configuration ovale de
votre oppidum éduen et celle de cette ville de Samarie (dont vous ne m’avez pas
donné le nom) ne sont en aucun cas un élément probant et à nouveau vous tombez
dans la pure spéculation.
Sur le temple éduen, réplique du
Temple de Salomon : nous dépassons la spéculation pour entrer dans le
domaine du délire. Quant aux lions ou nénuphars, rien que des motifs animaux,
végétaux et floraux somme toute assez classiques : de plus seul vous
estimez que cette église daterait du Xème av JC et serait donc un temple vieux
de trois millénaire aujourd’hui. Bien entendu, vous ne fournissez aucun élément
de preuve, si ce n’est vos hasardeux rapprochements esthétiques et invocations
à une prétendue esthétique phénicienne : bref éléments pour lesquels je ne
prendrai même pas la peine de répondre, tant ils sont absurdes.
Sur l’Héraklès itinérant, il me semble qu’en matière de peuples
itinérants, ou très mobiles, les fameux groupes thraco-cimmériens dont j’ai longuement parlé, me semblent plus
proches qu’un hypothétique mouvement colonisateur issu de l’espace syropalestinien.
Bref à nouveau, vous partez dans
vos délires habituels, sans fournir ne serait-ce que le commencement d’un
raisonnement argumenté et tenable.
« Certes, l’existence d’une classe noble à cheval qui domine et règne sur
une population agricole qui remonte au néolithique pose la question de son
origine. Que les cavaliers thraces soient à l’origine de cette longue marche,
votre argumentation va dans ce sens. Mais, du côté de la Saône, beaucoup
d’éléments permettent de penser que notre région a connu, avant l’âge du fer,
un important développement à l’Age du Bronze et qu’elle n’a pas attendu les
cavaliers thraces pour monter à cheval. Je cite : "... sans doute beaucoup plus que la plupart
d’entre eux, la Saône a livré, depuis un siècle et demi, un mombre considérable
d’armes de l’Age du Bronze...(L. Bonnamour, archéologue responsable des
fouilles de la Saône). Et encore... "Le
cheval de Solutré, qui vivait il y a 20 000 ans dans le bassin de la Saône, est
censé être l’ancêtre direct du cheval Ardennais selon les études réalisées sur
ses ossements et de nombreuses autres races l’auraient pour ancêtre. Difficile
de penser que personne n’ait songé à le monter dans les temps anciens, même à
cru. »
« beaucoup d’éléments permettent de penser
que notre région a connu, avant l’âge du fer, un important développement à
l’Age du Bronze et qu’elle n’a pas attendu les cavaliers thraces pour monter à
cheval. »
Je n’ai jamais,
me semble-t-il, conditionné le fait de monter à cheval avec le développement de
la métallurgie du fer : à nouveau, votre manière de raisonner ou de penser
me laisse perplexe. J’évoquais des groupes de cavaliers thraco-cimmériens initiant l’Age
du Fer et non pas la pratique du rodéo…
Quant à l’existence
de races chevalines préhistoriques, ayant évolué jusqu’à l’actuel cheval Ardennais : cela n’implique
pas que la présence de chevaux ait automatiquement ou naturellement entraîné sa
domestication : dans ce cas là, elle serait attestée depuis les temps les
plus reculés, l’époque du cheval de
Solutré (20000 ans selon votre commentaire) ou voir les débuts de l’homo
sapiens : mais il semble que pendant des millénaires : la rencontre homme-cheval finissait souvent ainsi :
des chevaux se précipitant dans le vide depuis une falaise, les hommes les préparant peu après, façon méchoui ou barbecue…sur la domestication du cheval, je vous renvoie à mes
commentaires l’évoquant : elle ne s’est pas faite naturellement, elle n’est
pas apparue comme évidente aux hommes, elle a été un long processus.
A nouveau, un commentaire
qui ne répond en rien à mes objections ou arguments, et ne me permet pas de comprendre
quels éléments vous permettent de soutenir vos diverses thèses.
Sinon, pour
conclure, un conseil : il me semble que si votre principal objectif est la
localisation de telle ou telle citadelle gauloise, alors vous devriez vous
concentrer sur cela, et ne pas évoluer dans des domaines ou espaces spatio-temporels
pour lesquels vous n’avez au mieux que des connaissances lacunaires, au pire
aucune connaissance…Si par contre, votre objectif dépasse la Bourgogne, alors
dans ce cas-là : étudiez les cultures, civilisations que vous tentez d’intégrer
dans vos scénarii avec attention et sérieux, et ne limitez pas vos perspectives
à la mythologie gréco-romaine, à quelques auteurs antiques et à la Bible…Faire
l’impasse sur les espaces ponto-caucasien, indo-iranien, germano-nordique, slavo-baltique,
sémitique,etc…ne vous avancera aucunement et vous condamne à répéter sans cesse
les mêmes absurdités…
Cordialement,