bonjour l’enfoiré
tout vient a qui sait attendre, mais en 1994 quand j’annonçais cela à des camarades socialistes, quand je le disais dans les congrès syndicaux, j’avais l’impression d’être d’un autre monde, certes il me manquer les chiffre pour convaincre, mais quand l’on a les chiffre c’est que le résultat c’est accomplie et il est trop tard.
je te mets un commentaire que j’avais annoncé aussi en 1999.
Il faut vendre l’Alsace et le Languedoc.
Face aux difficultés que rencontre la Grèce des députés allemands
ont suggéré qu’elle vende ses îles
pour se renflouer, ou la suspension « pour au moins un an » de son
droit de vote au Conseil européen ou de l’exclure de la zone euro, avec comme
conséquence que le recours au Fonds Monétaire International.
C’est tout simplement
sublime, mais pas surprenant qu’une telle idée ait pu germer dans l’esprit d’un
député, n’en rions pas nous n’en sommes pas à l’abri.
Je vais essayer de m’en
expliquer, mais cela va nous ramener assez loin en arrière avec la création du
MEDEF le 27 10 1998, car tout vient à qui sait attendre.
En 1999 j’écrivais ceci :
Ainsi le CNPF
(acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans
laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul
intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et
moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.
Cette idée de
mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les
entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises
agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également
beaucoup plus que cela.
En effet, la
captation par l’entreprise du mot mouvement a une
connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise
collective visant à établir un nouvel ordre de vie.
Cette vision de
l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de
l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme,
la notion de profit personnel, et l’étend en fraction infinitésimale aux
populations qui s’en montrent solidaires.
Ainsi, à partir
du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses
intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de
développer son ordre de vie. Dans cette
logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.
Chacun se souvient des
discours invitant à gérer l’Etat comme une entreprise, chacun se souvient du
lapsus de Mr Fillion la France
est en faillite.
Petit a petit les citoyens
ont accepté cette idée, reprise en boucle médiatiquement, ignorant qu’une
entreprise à un actif comptable et que pour un état nous ne l’évaluons
pas, car le territoire est la propriété privé collective du peuple, dont
ils se transmettent des parts de celui-ci par héritage, mais peuvent en être
dépossédé individuellement à tous moments par une décision d’utilité publique,
au nom de tous les citoyens.
Donc le territoire
n’appartient pas à la représentation de la nation qu’est l’Etat avec ses
parlementaires et son gouvernement, mais à tous les français.
Il est donc impossible de
gérer un Etat comme une entreprise, admettre ceci c’est accepter le principe
que le gouvernement peut disposer du territoire comme s’il s’agissait d’un
actif lui appartenant dont il peut disposer à sa convenance pour fabriquer de
la trésorerie, et licencier ses citoyens.
C’est la proposition
indécente de ces parlementaires Allemands. Il n’y a pas de quoi s’en réjouir,
cela indique que ce qu’ont perçu tous les citoyens d’Europe se vérifie.
Lorsque les uns et les
autres ont dit NON à la constitution européenne, c’est cela qu’ils
avaient « indéfinissablement » pressenti, que cette constitution
faisait de l’Europe une vaste entreprise où ils ne seraient que des serfs
corvéables.
L’on ne peut plus dire que
les citoyens s’étaient fourvoyés. Merci messieurs les députés Allemands de
l’avoir dit, sans vous l’on pourrait encore en douter.
Je l’écris souvent 55% des
français n’ont pas confiance en l’Europe et 61% en l’OMC.
Au-delà de cette
imbécillité, il faut faire le constat de son enseignement, que les modèles
comptables ne peuvent tenir et rendre compte de l’existence humaine qu’ils ne
ramènent à une valeur commerciale.
C’est tous le discours sur
la dette, si notre organisation financière actuelle ne convient plus, il faut
en changer comme nous l’avons fait pour l’or, ce n’est pas aux hommes a
s’adapter à des comptes mêmes s’ils sont nécessaires, sinon l’on devient comme
le faisaient nos seigneurs et nos monarques une marchandise.
Il n’était pas nécessaire
de faire la république si c’était pour reconstruire par le système financier la
féodalité et la monarchie ancestrale.
C’est celle à laquelle
reste attaché nos entreprises car c’est sur ce principe qu’elles fonctionnent, elles
vendent si nécessaire de l’actif pour faire de la trésorerie, voire parfois
revendent des activités avec le personnel.
Conte tenu de la situation
le gouvernement serait inspiré de vendre l’alsace et le Languedoc, ce sont les
deux seules régions attachés à ce système, il n’aurait comme cela pas a se
plaindre de subir ce qu’ils préconisent.
Vaut mieux finir sur un
trait d’humour.
Déjà comme une prémonition
dans un article, « mon voisin a un âne » j’écrivais cela :
« Les marchés sont là, ils ont dit, pas fiable cet Etat, et l’on
a entendu les conneries habituelles la
Grèce au bord de la faillite. Ce n’est pas grave, l’on
enverra une lettre de licenciement au peuple, et ils iront s’installer dans un
pays à forte croissance, la
Chine par exemple et nous ferons de ce beau pays grec un
centre de vacances pour spéculateurs, à moins qu’ils veuillent s’y constituer
en Etat. »
cordialement.