Article hypocrite, mal intentionné, manipulateur.
Vous dites :
« Mélenchon avait été un des rares à prendre ce »buzz" en
considération,«
C’est bien sur faux. Mélenchon est un des rares à oser critiquer les médias, c’est pour cela qu’il avait accepté de réagir.
Il faut se souvenir du silence assourdissant qui a suivi les critiques de Peillon, y compris dans son parti. Les politiques ont peur de critiquer les médias, car ils ont peur des conséquences. La popularité d’un homme politique aujourd’hui s’appuie beaucoup sur les passages dans les médias. Critiquer ces médias peut revenir à ne plus se voir invité, surtout quand on connait la susceptibilité des journalistes connus, à l’égo sur-gonflé.
Mélenchon s’est fait prendre à ce buzz ? et alors ? qui n’a pas été trompé un jour par la télé et ses procédés ? ca peut arriver à tout le monde. En fait, un argument de plus pour Mélenchon dans sa critique du système.
»Ainsi donc, Jean-Luc Mélenchon, après avoir versé à plein dans ce qu’il
convient d’appeler une intox, une désinformation, via un « buzz » qu’il
aura lui-même contribué à faire prospérer ; après s’être comporté
de façon fort peu confraternelle envers Peillon, l’accusant d’un
forfait dont en fait c’est lui-même Mélenchon qui se serait
apparemment rendu coupable«
Mélenchon a cru que Peillon avait renié ses critiques, ce qui justifiait son attaque. Il a cherché à se reconcilier avec Chabot, et alors ? On lui reproche souvent d’être trop abrupt.
rien ne montre qu’il a en quoi que ce ce soit renié ses convictions, et surtout pas votre article.
Je pense qu’il a voulu normaliser ses relations avec la Dame et antenne 2. Le fait que Chabot continue de faire la gueule montre qu’il n’a en rien fait des excuses.
»le voici qui continue à donner des leçons de maintien, allant au
passage jusqu’à agonir d’importance un sous-fifre apprenti journaliste.«
Une engueulade avec un étudiant journaleux provocateur n’a rien à voir avec une leçon de maintien. Ce n’était qu’un incident sur un coin de rue, et le fait que vous cherchiez à en tirer des leçons montre que vous vous faites prendre à la fascination du buzz trompeur. C’est plutôt vous qui devriez éviter les leçons faciles.
»processus auquel Mélenchon avait lui-même contribué et ceci jusqu’au délire ?«
Mélenchon jusqu’au délire ? pour quelque phrases sur son blog ?
En fait l’intervention de Mélenchon est très mesurée. Comme vous travestissez pas mal de choses, je met ici le passage :
»"Pour ma part, pour avoir dit « allez au diable » à Madame Chabot sur ce plateau, incroyable
attentat contre sa magnificence, je fus traité comme je le méritais :
non seulement elle m’accabla ensuite de ses grands airs de duègne
offensée sur le plateau de « Canal Plus » où je ne pouvais répondre, non
seulement elle confirma sa détestation très peu professionnelle à
l’occasion d’un déjeuner que je lui avais offert pour sceller la paix
des braves, mais elle me rangea au mitard médiatique dont elle garde la
clef dans sa cave. J’ai disparu de cet écran de, comment dites vous,
« service public », et je suis bien obligé de dire que sans les chaines
privées je n’aurais accès à rien. Compte tenu des mauvais traitements et
indignités qui nous sont faites sur le réseau des chaines de « France
3 » dans maintes régions il va de soi que ce n’est plus à mon adresse
qu’il faut chercher quelqu’un pour défendre ce machin. Et je n’ai pas
peur. Je dis à Vincent Peillon d’en faire autant ! Il gémit et se
tortille pour obtenir le pardon des vaches sacrées ! Au point que le
journal « le monde » lui-même rend compte de son abjuration et repentance !
Quel évènement ! Il devrait savoir que ça ne sert à rien, en plus d’être
indigne d’un élu national ! Au cas particulier ce sera en vain. Et
comme nombre de professionnels ont une pauvre estime de la madame et
n’hésitent pas à le dire, on se discrédite doublement en s’humiliant
pour lui complaire. Il faut tenir tête. Et taper ! D’autant qu’à force
de taper dessus, de rencontre en rencontre, de post en post, de faire
huer dans chaque meeting nominalement ceux qui nous agressent et se
croient hors de portée, on construit leur image dans l’esprit public. Et
ça paye dans le rapport de force ! J’estime que j’ai bien participé à
la pression qui nous a permis d’obtenir que nous soyons présents sur
France 2 non seulement à « Mots croisés » où Marie Georges Buffet nous a
brillamment représenté lundi soir, mais même au journal de vingt heures
samedi prochain où Marie Georges nous représentera de nouveau. Comme
cette préférence de Chabot pour la femme de notre tandem du Front de
gauche m’a été présentée comme une forme de représailles à mon endroit,
je m’amuse de cette intimidation à deux balles. En fait je me réjouis de voir comment la sottise
vient en renfort des exigences du CSA pour permettre que les communistes
soient enfin reconnus par les griots qui voulaient les faire
disparaitre des écrans. Le fait que « les quatre vérités » de France 2
du matin aient annulé ses rendez vous avec moi à quatre reprises depuis
un an, et que je n’ai été invité nulle part sur « France 2 » pendant cette
campagne ne m’impressionne pas pour un gramme. Vincent Peillon a tort
de baisser les yeux. Est-il privé de parole ? Par qui sinon par ses
« camarades » de parti ? Il faut tenir tête. Si l’on n’assume pas ses
propres revendications quel genre de responsabilité est-on capable
d’assumer ?
Vincent Peillon écrit que son fils est « meilleur que lui en politique »
parce que ce dernier lui aurait recommandé de ne pas dire qu’il
demandait la démission de Chabot ! Quelle dôle d’idée ! Si le député
Peillon a demandé la démission de Chabot on doit penser que c’est au
nom de l’intérêt général qu’il l’a fait. S’il change d’avis c’est qu’il a
des raisons de le faire et il doit dire lesquelles. La peur du vide
médiatique n’est pas un motif d’action politique ou alors c’est le pire.
Pour ma part j’ai soutenu Vincent Peillon plantant l’émission de
promotion de Marine Le Pen parce que ses arguments et notamment sa
présentation de la longue série d’émissions tendancieuses sur la
présence de l’islam en France organisée sous l’autorité de madame Chabot
m’avait convaincu. Ces arguments sont-ils faux ? Y a-t-il eu du neuf
depuis ? L’énormité du procédé de Peillon plantant le déroulement d’une
émission était à mettre en rapport avec l’énormité de ce qu’il mettait
en lumière. Sinon il aurait été inacceptable. Pour autant je ne l’ai pas
soutenu dans sa demande de démission d’Arlette Chabot et j’avais dit
pourquoi. Sûrement pas par faiblesse pour la dame ! « »
Rien d’excessif là-dedans. C’est plutôt vous qui délirez avec un maximum de mauvaise foi.
« Peillon lui »pique" son terrain...), on aperçoit un peu trop chez
Mélenchon les réactions d’un ego trop chatouilleux."
Pique son terrain .... quelle rigolade. Quand on sait à quel point les politiques préfèrent caresser les médias dans le sens du poil et éviter toute critique publique....
Mélenchon a le courage de ses opinions, contrairement à vous qui vous gardez bien de dire le fond de votre pensée, préférant vous enfoncer dans des démonstrations pour le moins tendancieuses.