M Henry-Couannier, je pense que vous faites fausse route en présupposant des choses sur A Rousseau, Ce qu’il développe sur son étude des données sismiques ne remet pas en cause une de vos hypothèses principales sur la disparition aérienne importante de la quantité de matière... A Rousseau ne tient pas à démontrer que l’effondrement est forcément du type de l’effondrement contrôlé avec des explosifs partout dans la tour... il met le doigt sur un phénomène sismique, trop précoce et trop intense en ondes P et S pour être uniquement dû à l’effondrement naturel. Les masses ont beau être colossales, ce n’est pas parce qu’elles tombent un peu plus vite que dans le cadre d’une plus forte résistance naturelle de la structure de base, que cela va changer sismiquement parlant. Quelque soit le type de chute, le couplage au sol est loin de pouvoir générer tous ces signaux sismiques sans un coup de pouce important de type implusionnel à proximité du sol. Il met l’accent sur la possibilité d’une fragilisation volontaire des structures très basses des tours par un phénomène violent (et apparemment perçu par des témoins et des enregistrements sonores) que ce soit juste avant l’impact des avions (pour les deux tours) ou juste avant l’effondrement (surtout pour la tour WTC1 et la WTC7). Mais rien ne contredit au niveau sismologique la cohexistance d’une autre forme de destruction volontaire dans le reste de la tour....
Le seul cas qui aurait pu avoir un effet sismique remarquable est si cette destruction « désintégrante » avait été capable d’épargner un gros bloc de la tour en altitude et que celui-ci tombe sans aucune résistance jusqu’au rez de chaussée le martelant fortement... bien sûr rien de tout cela n’était possible. Donc des ondes volumiques de compression d’une certaine amplitude (et pas démentielles non plus avec une magnitude de 2) cela signifie un phénomène impulsionnel au sol, dans les sous-sols où tout juste au-dessus du sol. La différence sismologique entre les deux tours est aussi étonnante... leurs chutes se ressemblent, toutes les deux à des vitesses proches de la chute libre, et pourtant les signaux pour la WTC1 sont bien plus marqués et ont des ondes que n’a pas l’effondrement de la tour WTC2. D’autres sismographes confirment cette différence dans des secteurs très éloignés de la station de Palisades à 46 km environ (High Land Park et East Brunswick). L’idée que pour cette WTC1 les fragilisations volontaires de la base n’aient pas suffi juste avant l’impact aérien qui a été plus haut que pour WTC2 pourrait aussi suggérer qu’un coup de pouce supplémentaire significatif a été donné à WTC1 juste avant sa chute. Mais tout cela n’empêche nullement l’autre nécessité de faire disparaître un maximum de matériau avant l’essentiel du parcours de la chute.
Bref, on en est qu’au début de l’étude et du débat du volet sismique... et finalement avec au moins 5 ou 6 stations équipées d’enregistrements exploitables pour la plupart des événements du 9-11, la sismologie reste peut-être le domaine où les autorités ont lâché le plus d’infos non verrouillées, malgré la retouche forcée et voyante du LDEO pour satisfaire le NIST.