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Commentaire de GRESILLAUD

sur Des signaux sismiques révèlent l'utilisation d'explosifs au WTC le 11/9, selon le géophysicien André Rousseau


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GRESILLAUD 19 avril 2010 15:58

Je vais réessayer d’expliquer le problème pour les ondes P.
Les ondes volumiques de compression P sont dites longitudinales uniquement parce que la propagation de la compression se fait le long d’une ligne continue. On les compare aux ondes internes des spires d’un ressort se comprimant et se décomprimant le long de son axe principal pour bien montrer que tout est dans une seule direction. Mais la forme générale du chemin parcouru n’est pas tout droit, il peut suivre une courbe, un demi-cercle, une demi-ellipse.
Les ondes sismiques volumiques étant beaucoup plus rapides en profondeur qu’à la surface, le chemin le plus rapide n’est pas la ligne droite entre la source et le sismographe mais plutôt une demi-ellipse qui va « chercher » les vitesses rapides en profondeur.
Pour 34 km, ou même 50 km, la courbure de la surface terrestre est quasiment plane, donc le chemin qui serait tout droit juste sous cette surface n’est pas du tout le plus rapide.
Les ondes P vont donc plonger vers un niveau plus rapide en profondeur et remonter identiquement vers le sismographe. Bien sûr le chemin ne va non plus aller trop profond car le détour de cette demi-ellipse risquerait alors d’être trop long et pénaliserait la durée totale malgré une plus grand vitesse. Nous avons une sorte de faisceau volumique en forme de « banane » (je fais simple et imagé) qui correspond à cette durée minimale de ces ondes P.
Aux extrémités « semi-elliptiques », les ondes sont plutôt verticales et c’est pourquoi en générale, la composante verticale les restitue mieux que les deux autres composantes transversales. Mais ceci est volumique et donc toutes les composantes peuvent restituer ces premières arrivées d’ondes P à la station. Des amplitudes comparables à un facteur 2 ou 3 comme c’est le cas entre la composante verticale et la composante Est de PAL n’ont rien d’anormales.
Si on avait deux composantes transverses très fortes par rapport à la composante verticale (> x 10), là oui, j’aurais quelques doutes sur une onde volumique.
Mais l’abus du mot « longitudinal » caractérisant le mode de propagation avec le nom des composantes d’un sismographe est une pure erreur qu’il ne faut pas faire.
Les ondes P, dans leur chemin semi-elliptique profond, peuvent atteindre une couche particulière appelée couche de Mohorovicic située à la limite de la croute terrestre et du manteau (souvent de 30 à 60 km sous les continents). A partir d’une distance entre source et station de 125 km à 160 km ces ondes longent cette couche à plus de 8 km/sec et remontent vers la station comme elles ont descendu et vont plus vite que les ondes volumiques P directes.
On les appelle les ondes Pn, n comme normal signifiant en mathématique perpendiculaire, car le chemin pour atteindre et quitter cette couche « rapide » est quasiment perpendiculaire à cette couche. On n’a plus la forme de la « banane », mais plutôt celle d’un « U » ou le fond d’une barge.
Les ondes volumiques directes dont j’ai parlé au début sont appelées ondes Pg avec g pour « granitique », du nom des roches en sous-sol les plus fréquentes en profondeur.

Pour la station PAL et la période de l’effondrement du WTC1, la première petite bosse à 10h28’35 est la suite du bruit de fond et a une période longue qui n’a rien à voir avec les suivantes démarrant à 10h28’35.7.
Le répérage est donc un peu plus tard et est conforme avec une vitesse avoisinant 6000 m/sec si on considère l’événement sismique à 10h28’30.
La composante verticale a aussi cette même série d’onde P avec une amplitude légèrement plus faible mais il faut pour cela regarder les courbes d’origine.
On retrouve également les ondes P et S sur la période de l’effondrement du WTC2, avec des délais liés aux ondes de surface de Rayleigh identiques par rapport à deux du WTC1. Cette répétition de succession de phase sismique P, S et R relativement stables ferait aussi pencher la balance sur cette existence d’ondes volumiques à la station PAL. Il serait difficile de croire que plusieurs phases d’ondes de surface serait succéder exactement de la même manière sur les deux effondrements, avec des vitesses compatibles aux ondes volumiques, alors que la forme de la phase des principales ondes de surface de Rayleigh est elle très différente entre WTC1 et WTC2. Mais une coïncidence n’est pas impossible.
D’autres sismogrammes éloignés comme MVL à 215 km du WTC et dont le bruit de fond « montagnard » était très atténué ont pu aussi repérer ces ondes P et S... et là vu la différence de distance, elles ne peuvent coïncider avec d’autres types d’ondes de surface précurseurs.
Je n’approuve pas du tout le passage par le LDEO de l’heure sismique à 10h28’31 +- 1 sec. Il n’est pas conforme à la réalité qui se centre beaucoup plus sur 10h28’30 avec moins de 0.5 sec d’incertitude, comme il l’avait mentionné dans sa première analyse. Cette augmentation d’incertitude n’est pas justifiée et n’est qu’une astuce pour satisfaire à des soucis de datation non sismique imposés par le NIST.
Dire que le NIST s’est sourcé auprès du LDEO qui a dû revenir sur une première analyse est aussi une beau mensonge. Le NIST aurait dû insister pour obtenir une étude plus complète, plus précise tenant compte d’un maximum de sismographes, il a obtenu du LDEO le contraire et cela montre parfaitement que le LDEO a subi des pressions... le flou qu’il a rajouté histoire de faire coïncider des encadrements temporels de plus en plus laches est en cela une HONTE, inadmissible pour les US mais apparemment tellement plus arrangeant pour des adeptes du flou comme M Quirant.
Je rajouterais aussi que des ondes de surface à 1800 ou 1900 m/sec n’ont rien d’extraordinaire. Les exemples fréquents de séismes très repérés par des stations majoritairement éloignées peuvent donner l’impression que ces vitesses sont toujours supérieures à 2200 ou 2400 m/sec mais il faut tenir compte des cas à faible distance (<40 ou 50 km) pour pouvoir retrouver ces vitesses < 2000 m/sec que l’on a le 11-9. A moins de 5 km, elles peuvent descendre sous 1500 m/sec sans problème !
Je poursuivrais plus tard dans les jours qui viennent une approche plus générale avec des graphiques sismiques fins et zoomés qui seront accessibles sur mon site.


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