« Qui a dit que les droits de l’homme est un texte intouchable ???? Les droits de l’homme évoluent constamment.... »
Ah bon ? Le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot ; il n’y a pas eu de « retouches », à moins de considérer comme valable par exemple « la Déclaration islamique universelle des droits de l’homme », promulguée à Paris le 19 septembre 1981 à Paris.
« Les athées rejettent ces deux sociologies de la connaissance, et fonctionnent dans la possibilité d’une connaissance objective en progrès constant »
Certains athées fonctionnent de la sorte, mais pas tous ; il serait difficile de nier l’athéisme de la plupart des communistes (on va prendre l’exemple classique de Lyssenko, qui semble attendu dans le cadre de la science communiste). D’ailleurs, tous les athées ne sont pas scientistes ou attachés à l’idée de progès permanent. ou même simplement intéressés par les questions épistémologiques. Ce n’est pas une de leur caractéristique ; cette attitude par rapport à la science n’est ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante pour être athée.
Des croyants peuvent très bien être intéressés par la possibilité « d »une connaissance objective en progrès constant". Je peux prendre l’exemple de l’abbé Lemaïtre, inventeur du Big Bang, qui s’était oppposé à la tentative de récupération de ses théories par la papauté (identification avec le Fia lux de la Genèse). Cette théorie fut, pendant longtemps d’ailleurs, réfutée par un certain nombre d’athées pour des raisons (a-)religieuses. On est loin de l’affaire Gallilée, mais...
Encore une fois, il n’y pas lieu pour chaque grand courant de pensée de rejeter rétrospectivement ceux de leurs membres qui auraient failli ; ce serait trop simple, tant pour les croyants athées que les croyants religieux. Et encore une fois, par conséquent, la véritable position « scientifique » face à la religion (ou religieuse par rapport à la science) ne peut être que l’agnosticisme, c’est-à-dire le doute (voire l’indifférence)