Depuis que je suis prof, la plupart des « réformes » que j’ai vu passer n’avaient qu’un objectif : réduire les coûts, et ceci sans la moindre préoccupation de la qualité du travail... et se traduisaient de manière parfaitement prévisible (pour quelqu’un « sur le terrain » bien sûr) par :
- une baisse de la qualité de l’enseignement
- des difficultés supplémentaires pour enseigner
Ce que vous constatez ici pour la grammaire est globalement valable pour toutes les disciplines, et est tout simplement le résultat de ces « réformes ». Pour visualiser l’évolution, il suffit de faire passer aux élèves un sujet d’il y a dix ans (1/2 génération seulement, si je ne m’abuse...). Résultat : le massacre.
Seulement voilà : dès qu’on manifeste contre ces réformes, on passe pour des gauchistes incapables d’évoluer, et une grande partie de la population, pas du tout influencée par la pensée unique médiatique, réprouve nos mouvements.
Exemple en direct : lundi dernier, j’ai fait grêve contre la dernière « réforme » en date, essentiellement contre le point qui prévoit de pouvoir obliger un prof à enseigner une deuxième matière si son service est incomplet (mais le reste du texte est assez impressionant aussi).
Quand je vois la difficulté qu’il y a à enseigner correctement « sa » matière, comment espérer que l’enseignement d’une deuxième matière soit autre chose que du bricolage ?
Quelles vont être les conséquences à long terme de ce genre d’évolutions pour nos enfants ?
Alors je pose la question : comment fait-on ?