hks,
je vous concède le sens propre du mot extorqué ne correspond pas précisément au sens que donne Villach à l’information extorquée.
Nous pourrions lui faire remarquer la charge morale de ce mot, dans le coté violent et imprécis sur le consentement notamment détourné, et lui proposer de renommer le type d’information obtenue autrement que par la déclaration directe de l’émetteur.
(« extorquer : Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces ou par tout moyen de pression », il manque par la ruse et la manipulation)
« .Sans même parler de sens moral la simple prudence incite à ne pas frauder sur l’information délivrée. »
la vie de tous les jours nous montre pourtant l’inverse : Sans même parler de sens moral la simple prudence incite à frauder sur l’information délivrée, en fonction de la nature de l’information, du demandeur et du contexte en général. Essayez-vous de nous dire que les philosophes vous ont enseigné de dire, par exemple lors d’un entretient d’embauche que n’êtes pas ponctuel, souvent malade, et peu motivé ? surement l’avouerez-vous aux gens auxquels vous avez confiance et qui vous le pardonneront.
Sauf dans le cas de l’information « indifférente » comme l’a définie Villach, votre conatus tant psychologique que social et économique vous incitera à donner la meilleure réponse.
« C’est à dire que mon conatus psychologique m ’oblige à ne pas mentir et que je pense ne pas être le seul dans ce cas là »
Si donner la meilleure version de la réalité n’est pas mentir, qu’est-ce que la vraie version de la réalité ?