Réponse au lecteur qui a 63 ans aux cerises !
Monsieur, vous nous dites que vous en êtes aux cerises. C’est encourageant ! Avant d’en être aux fraises, vous pouvez encore apprendre 1- à respecter votre interlocuteur même si ce qu’il vous dit, vous heurte, - l’injure n’a pas sa place même sur AGORAVOX - 2- à ne pas prêter à votre interlocuteur ce qu’il n’a jamais écrit, pour fuir commodément le problème qui vous gêne !
L’exemple de ce proviseur - qui manifestement ne vous passe pas la gorge parce qu’il vous fait honte peut-être avec raison - a été donné - je l’ai écrit en toutes lettres - pour montrer que la langue française ne paraît pas être un critère pour faire le tri parmi les candidats à la direction d’un établissement scolaire.
Où voyez-vous écrit, d’autre part, 1- que je faisais de ce proviseur un produit de la dérive d’aujourd’hui - tout au plus son inculture ancienne n’est-elle plus ressentie comme un handicap dès lors qu’elle est en phase avec celle d’aujourd’hui ! - , 2- qu’une méthode d’enseignement, quelle qu’elle soit, pouvait être assimilée par toute une classe d’âge sans exception ?
Il est seulement inadmissible que des individus qui ne maîtrisent pas leur langue française, soient nommés à la tête des organes en charge de l’instruction et de l’éducation de la jeunesse.
On s’en veut d’énoncer de pareilles évidences qui n’en sont plus pour beaucoup : s’il est un lieu où le respect de la langue française doit être maximal, c’est dans un établissement scolaire où des responsables à la culture médiocre n’ont rien à y faire, sauf à ridiculiser le service public d’éducation et à servir de contre-modèles ! C’est peut-être - hélas ! - le but recherché dans une perspective de privatisation salvatrice dont on attend de grands profits dans les années à venir !
Enfin il est quand même symptomatique qu’une réflexion sur le désastre de l’enseignement de la grammaire que nul ne peut nier, - Voyez comme sur AGORAVOX certains s’expriment parfois ! - suscite ces réactions venimeuses, épidermiques, avec des attaques personnelles ineptes, comme s’il s’agissait de se voiler la face parce que cet état des lieux serait trop dur à supporter et qu’il faut à tout prix rejeter sur ceux qui osent en parler, la responsabilité de ce malaise.
Chamfort écrivait déjà au 18ème siècle : « En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent tocsin » . Paul VILLACH