Le plus extraordinaire est qu’il n’y ait que vous pour se rendre compte que les déboires d’une équipe de foot ne sont pas du ressort présidentiel. Les journalistes formés à Science-po trouvent tout à fait normal que le Président s’occupe de cela. Pour ma part, j’ai trouvé Bachelot dans son rôle en tant que ministre des sports mais l’affaire devait s’arrêter là.
C’est symptomatique d’une société où l’on est entrain de perdre toutes nos libertés. Sarkozy n’est pas à mettre en cause à titre personnel, bien qu’il en rajoute un peu. L’Etat est entrain de s’immiscer et de régimenter tous les détails de notre vie privée parceque soit-disant la population le demande. Une peur endémique est entretenue par les médias qui n’ont que le mot « sécurité » à la bouche et en toutes occasions. Qu’il pleuve dans le Var et on ne s’intéresse dans les médias qu’aux mesures de sécurité qui n’auraient pas été prises par les élus. A l’appuis ils ne nous montrent que des gens désespérés qui demandent Justice. Il ne viendrait à l’idée de peronne que le rsique personnel existe et que celui qui achète une maison en bordure de rivière est seul responsable de l’emplacement qu’il a choisi.
Dans ce contexte, les élus sont sous pression tous les jours. Ils sont collectivement convaincus, mais ce n’est qu’une illusion entretenue par les médias, que le peuple attend d’eux des gestes maternels - interdiction de s’approcher du gaz, obligation de mettre son écharpe en sortant sous peine d’amende, télé-surveillance partout et en tous temps pour traquer le bébé qui serait sorti du bac à sable. Cette vie est infernale et l’intervention présidentielle pour des salariés qui font grève en Afrique du Sud n’est que la conséquence logique de l’état d’esprit régnant dans ce pays.
Avant de changer de président je crois qu’il est urgent de virer les journalistes.