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Commentaire de Frédo45

sur La grammaire à l'école ? Un désastre !


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Frédo45 Frédo45 27 décembre 2006 11:59

Deux choses me font réagir : Premièrement, le fait que les enfants ne savent pas reconnaître sujet et verbe dans une phrase est exagéré. Enseignant en CE1 / CE2, je pense qu’il faut garder une certaine objectivité et cesser d’affirmer de telles choses. Un élève en fin de CM2 sait reconnaître le sujet, le verbe, les principaux compléments (au moins d’objet direct et circonsatnciel), sait ce qu’est un nom, un adjectif et un verbe. Cependant, je ne nie pas qu’on est loin de la connaissance en grammaire que pouvait avoir un élève il y a 20 ans. Comment en serait-il autrement ? On nous demande de faire de l’ORLF (Observation Réfléchi de la Langue Française), c’est à dire de partie de textes réels, de mettre ensuite les élèves en situation de recherche sur les régularités de la langue en orthographe, grammaire et conjugaison. La méthode est louable et certes efficace... Enfin efficace si l’on considère le temps de mise en place des règles. En effet, la construction de la règle est de ce fait plus longue et le temps d’entraînement est soit conservé au détriment d’autres règles, soit raccourci au détriment cette fois de l’application de la règle trouvée par les élèves. On en arrive donc à deux types d’apprentissage :
- un apprentissage sans entraînement.
- un apprentissage incomplet des règles orthographiques et grammaticales. De plus, il faut bien se rendre compte de la difficulté pour un jeune enseignant d’appliquer ces méthodes. En effet, on nous demande d’avoir des programmation sur l’année (savoir ce que l’on va travailler et à quel moment on va le travailler) et de s’appuyer sur des textes. Or, les textes ne correspondent pas forcément aux règles que l’on a décidé d’enseigner aux élèves. Il faut quelques années dans un même niveau pour créer une programmation qui correspondent aux textes lus en classe. Un casse-tête en somme. On en revient donc à un problème récurrent : la liberté d’enseignement. Si j’avais le choix, je panacherais une méthode d’observation de la langue avec une méthode plus frontale mais le reproche m’en serait fait. Difficile de choisir alors. Je ne suis pas de ceux qui rejettent la faute sur les seuls IUFM, je ne suis pas non plus de ceux qui sacralisent cette institution. Si on laissait à chaque enseignant une peu plus de liberté pour décider de la bonne pédagogie à adopter, on obtiendrait des résultats meilleurs car chaque enseignant trouvera son efficacité maximum dans une méthode qu’il aura choisie. Enfin, je rappelle à l’auteur de l’article que l’apprntissage de la langue française doit se continuer au collège, notamment en sixième et en cinquième mais j’ai l’impression que ça enquiquine pas mal d’enseignant du second degré de le faire, en un mot de changer leurs petites habitudes « pépères » !


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