à El Nasl
Vous, vous croyez que « beaucoup sous-estimes la
difficulté de la tâche ».
Moi, je pense que beaucoup surestimes la difficulté de la tâche.
Diriger n’est qu’affaire de décisions, il y a les décisions prises
à bon escient, qui feront avancer le monde dans la bonne direction et il y a
les mauvaises décisions, celle qui mène à la catastrophe.
Et attention je n’ai pas dit que la faute incombait uniquement
aux gouvernants et aux décideurs, mais ils en sont les principaux responsables,
ce n’est dû ni à la fatalité, ni à l’accroissement démographique, tous ces
paramètres sont parfaitement prévisible et intégrable dans l’équation, après ce
n’est qu’affaire de compromis entre dirigeants et décideurs.
J’ai dirigé une société durant 20 ans, je sais ce que veut
dire diriger et décider, certes c’était une petite structure, mais si pour une
dizaine voir une centaine de personnes, la commande peut être directe, au-delà,
il y a des délégations structurelles de pouvoir, néanmoins, le seul qui a le pouvoir
de décision finale, c’est le patron, le maire, le chef de l’état, la structure
hiérarchique de transmission de pouvoir étant multipliée autant de fois que nécessaire.
Mais dans cette chaine hiérarchique, se sont toujours les
décideurs qui sont responsables des actes de leurs subordonnés, sauf si l’employé
ou le citoyen a commis un crime ou un délit, auquel cas il est responsable
personnellement de ses actes, autrement, lorsqu’il y a faute, le seul
responsable devant la justice, c’est la personne morale représentante de la
société, de la collectivité, etc., exception faite du chef de l’État en France,
son irresponsabilité lui est garantie constitutionnellement durant son mandat,
il en est autrement ailleurs, pour ne citer qu’un exemple ; « le Watergate »,
et si, je suis d’accord avec vous, la
France est une démocratie, c’est loin d’être un État de droit
qui se respecte, il faut faire le distinguo entre les deux définitions.
Je pense que nous serons d’accord pour affirmer qu’il serait
présomptueux de prétendre que la crise et exclusivement de la faute des
ouvriers, des salariés et des citoyens eux-mêmes, quelles que soient les nations.
Pour ma part, il n’y a qu’un commandant sur un navire, il
n’y a qu’un patron dans une société, il n’y a qu’un maire dans une commune, il
n’y a qu’un chef d’État dans un pays, etc., et avant tout, ce sont eux les responsables
devant les actionnaires, devants les citoyens, etc.
Par conséquent, il serait
vain aussi d’incriminer ceux qui n’ont aucun pouvoir de décisions, les
employés, les citoyens, etc., en lieu et place des décideurs, alors que les
premiers n’obéissent qu’aux ordres des derniers.
Mais je suis d’accord avec vous, aujourd’hui de plus en plus
de monde conteste l’autorité, quelques fois à justes titres et quelques fais sans
que ce soit justifié, et c’est un fait, cela apporte son lot de difficulté dans
la prise de décision, mais cela peut parfaitement être intégré dans l’équation,
seules la mauvaise foi et la malhonnêteté sont imprévisible, et c’est
précisément là que réside les responsabilités directe ou indirecte.
Et il faudrait vraiment arrêter de trouver des excuses à
certains et de déresponsabiliser les autres.
Rappelez-vous la phrase mythique rendue célèbre par Madame Georgina
Dufoix ;
« Responsable, mais pas coupables ».