Salut Le péripate,
Pas d’accord avec ton extrapolation du darwinisme comme justification morale ou politique. Le darwinisme n’est que l’application au domaine des espèces d’une loi générale qui consiste à dire que ce qui existe, a donc surgi (et pu surgir) dans le champ des possibles, puis a survécu dans le champ des contraintes, donc était apte (le plus apte ?), avant de s’éteindre, mourir ou disparaître quand cet équilibre ontologique se désagrège.
La « main invisible » du marché et de l’économie n’a rien à voir avec ce principe si ce n’est sur le plan métaphorique (souvent faux et dangereux).
Ainsi, l’évolution des espèces domestiques a tout à voir avec la main VISIBLE de l’éleveur…
. Ce dernier agit, régule, crée, protège et ne laisse pas ses poules aux crocs des prédateurs.
Darwin lui-même a conçu que la sélection naturelle « du plus fort » ou du « plus apte » n’était pas adaptée, telle quelle, au « darwinisme ».
Bonjour ZEN,
Votre article, intéressant, me fait penser à la plasticité neuronale de Changeux et à la disparition en masse du potentiel neuronal au moment de l’apprentissage qui renforce les circuits utilisés et élimine les autres. Là aussi, le cerveau se construit sur la destruction de ce qui ne sert pas…
La dialectique vie/mort est passionnante quand on la débarrasse des croyances religieuses et de la vie éternelle ! mais ce n’est pas facile d’oublier la mort quand on est un être conscient et pensant…