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Commentaire de Mammon

sur Tibet : première du film d'un ancien prisonnier politique tibétain à New York, et évasion d'une nonne en Inde


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Mammon 27 septembre 2010 22:28

Bonjour l’auteur

Je pense que par « autonomie », les émissaires du Dalai Lama ont en tête le statut de Hong Kong ou Macao, qu’ils voudraient voir appliquer aux régions tibétaines pour en préserver la culture (langue, bouddhisme vajrayana, environnement).
Or, il faut savoir que Hong Kong ou Macao sont des endroits dont l’accès est limité aux Chinois du continent et pour en avoir discuté avec eux lorsque j’ai visité Guangzhou en 2006, je sais qu’ils ressentent très mal cette limitation de circuler dans leur propre pays (peut-être qu’Alain Albie pourrait nous donner plus de détails sur les conditions d’entrée des chinois continentaux dans ces territoires spéciaux)
Cette même limitation sera très vraisemblablement mise en oeuvre en cas d’autonomie du « Grand Tibet » et autant le dire tout de suite, elle n’aura aucune chance de passer auprès de l’opinion publique chinoise...
La seule « province » qui a une chance d’accéder à ce statut d’autonomie élargie serait Taiwan, mais ce serait une carotte pour faire revenir l’île dans le giron de la mère patrie...
Il faut donc trouver un autre « angle d’attaque » pour les émissaires du Dalai Lama, comme la préservation culturelle ou les conditions du retour progressif des réfugiés et quels sont leurs garanties de sécurité... Mais ce sera plus facile quand la Chine sera devenue un état de droit...(d’où la nécessité de collaborer avec tous les Chinois de bonne volonté)

Concernant Ngawang Choephel, oui, il aurait été expulsé s’il avait un passeport indien, américain ou autre (les autorités savent que le pays en question aurait fait pression pour le libérer). Mais sans passeport, il est à la merci de la police militaire chinoise. Soit il a fait preuve d’une inconscience phénoménale, soit il y avait d’autres motifs à sa visite (probablement pas l’espionnage militaire, mais les chinois l’ont interprété comme tel). Pour des sujets aussi « légers » que les chants et les danses tibétaines, les autorités chinoise accordent en général l’autorisation de faire un reportage, même si tout est très encadré. On voit bien des reportages sur les pèlerinages au Mont Kailash (en zone militaire en plus !), les courses de chevaux de Litang ou le nouvel an à Labrang à la télé... Pourquoi a t-il pris le risque énorme de court-circuiter les canaux officiels ??


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