@ Chris du Fier (du 29 sept à 18 h 24)
J’ai cherché en vain où vous avez pu trouver que "je prétends
être chrétien". Je crois avoir au contraire expliqué que je ne le suis
plus et dit pourquoi : le christianisme (jusqu’à présent au moins) empêche,
selon moi, de réaliser la réforme pacifiante voulue par le prophète juif Jésus,
que je continue d’admirer.
Vous parlez de l’apostasie comme on en parle dans l’islam. Je veux
espérer au moins que vous n’en tirez pas les mêmes conclusions punitives pour
les apostats.
Vos curieux rapprochements politiques sont inquiétants. Durant la
période historique que vous évoquez l’église catholique a été, pour le moins,
tristement ambigüe.
Votre réflexion laisse penser que vous êtes de la très vieille
tradition catholique antisociale, qui classe les humains en individus méritant
ou non des privilèges qui seraient accordés par Dieu. Sur ce point au moins je
reconnais que l’église a évolué positivement.
Il serait bien que vous vous expliquiez plus clairement car, telle
que vous l’avez exposée, votre position n’est pas belle et, me semble-t-il, pas
du tout chrétienne (bien que n’étant plus moi-même chrétien je crois être
encore capable de me souvenir des valeurs chrétiennes que, effectivement, mes
parents m’avaient transmises et que je continue de respecter).
Vous avez le droit de réfléchir sérieusement au problème que j’ai
réellement posé, notamment en vérifiant par vous-même les positions prises par
Benoît XVI face à la violence prétendument « voulue par Dieu » : il est
de ceux qui, très clairement, la confirment et c’est ce qui le rend, selon moi,
responsable, au moins partiellement et indirectement comme je l’ai précisé dans
mon article, de la violence effectivement commise au nom de Dieu.
Personnellement je ne vous tiens nullement pour « méprisable », et je souhaite simplement que vous puissiez trouver une réflexion sereine et
apaisée.