@Owen
Je sais que ce sont les idées de Maurice Allais et je les conteste, car, comme vous l’écrivez (mais pas dans le même sens !), « elles sont d’une autre époque ». J’ai beaucoup de respect pour Maurice Allais, mais sa pensée ne tient pas compte de notre monde actuel (j’ai d’ailleurs critiqué un de ses derniers interviews paru cet été dans la revue de l’Ecole Polytechnique, la Jaune et la Rouge, critique reprise dans un article que j’ai diffusé sur Agoravox : voir
http://robertbranche.blogspot.com/2010/09/on-ne-doit-pas-prendre-la-science.html)
En effet, le monde n’est plus juxtaposé (les pays les uns à coté des autres), mais sont entremelés du point de vue de la production, de l’économie et des peuples :
- les produits sont assemblés à partir d’éléments venant de nombreux pays. Cela n’a donc pas de sens de monter des bariières.
- les flux économiques sont eux aussi multiples et interdépendants,
- nos pays (Europe et Amérique du Nord) ont une population multi-raciale et multiculturelle (y compris pour les religions). Comment croyez-vous que réagiront les millions d’Asiatiques qui sont chez nous à une politique protectionniste ?
Donc je crois que c’est bien ce sont ces propositions qui sont d’une autre époque.
Il n’en reste pas moins qu’il ne faut rester sans rien faire. Se posent donc de mon point de vue quelques questions clés, dont voici des exemples :
- Que veut dire une identité des pays multiculturels et multiraciaux ? Comment construire une nouvelle identité collective ?
- Comment protéger les plus faibles de nos pays pour que ce ne soient pas eux qui paient l’amélioration du niveau de vie des ex-pays en voie de développement ? Comment organiser à leur profit une solidarité venant des plus aisés (les 30% les plus riches de nos pays pourraient supporter une baisse relative de niveau de vie)
- Quels sont les règles de vie communes minimum à établir au plan mondial et comment les piloter ?