@Owen
quelques précisions suite à votre commentaire :
- Je ne pense pas que la solution soit dans « l’idée d’un seul peuple et d’une seule nation ». Je suis d’accord avec vous sur ce point. Mon propos est autre : de fait, en Europe et notamment en France, nous sommes devenus par évolution multiraciaux et multiculturels. Il est illusoire de penser que l’on peut revenir en arrière (comme il est impossible d’arriver à séparer des gaz une fois qu’ils ont été mélangés). Il nous faut donc « inventer » un nouveau projet commun qui tienne compte de l’histoire de la France et de l’Europe, mais aussi de ceux qui l’ont rejoint.
- Il est certain que bon nombre d’évolutions réglementaires (européenne et autre) sont influencées (c’est un euphémisme) par des entreprises pour protéger ou accroître leur position. Je n’ai donc jamais pensé que la solution pourrait venir d’une évolution réglementaire. Il faut de ce point de vue redonner la parole à de vrais projets politiques.
- Sur le pays multiculturel : le défi est bien que « Mohammed » (pour suivre votre exemple) se sente chez lui en France, dans ce pays qui est le sien. Ceci suppose que une transformation profonde de tout le système politique et une réelle ouverture à ce qu’est la France aujourd’hui. Cette participation de tous à la vie politique est une condition nécessaire à l’accouchement d’un projet commun et d’une reconnaissance collective. Sinon nous allons vers l’affrontement, ce qui se passe aujourd’hui.
- Sur la Crise : vous avez raison, c’est d’abord une crise dans nos pays. En fait, c’est une transformation mondiale qui rééquilibre au profit de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, et qui se traduit chez nous par une remise en cause de notre système passé et de nos avantages historiques. Il nous faut nous remettre en cause et trouver une nouvelle dynamique, sans penser que la solution viendra de l’extérieur ou d’un retour en arrière.