@ Ecométa
Si je comprends bien vos
messages successifs, vous n’êtes nullement gêné de dire une chose et son
contraire :
- dans votre premier
message (d’une agressivité étonnante compte tenu des principes éthiques dont
vous vous prévalez sur la « photo montage » que vous affichez avec
modestie), vous me reprochez d’avoir fait du « prosélytisme » dans mon
article puisque vous vous scandalisez qu’Agoravox le laisse "en tête de
gondole " [sic]
- mais, Edgar vous ayant
fait remarquer à juste titre qu’il n’y avait pas la moindre trace de « prosélytisme »
dans cet article, vous changez de pied et affirmez maintenant que ce n’est pas
dans cet article que j’en faisais, mais dans mes réponses, et cela parce que
j’ai indiqué des liens vers le site du mouvement que j’ai créé. En gros, cela
revient à dire que vous me reprochez de répondre aux questions qui m’étaient
posées.
- et voici que vous me
reprochez maintenant de ne pas avoir de « programme ». Mais je
suppose que si je vous réponds – ce qui me force à mentionner les liens vers le
site de l’UPR où il est question de programme -, vous allez de nouveau vous
scandaliser que je fasse du « prosélytisme ».... !
Ayant ainsi bien compris que, de toute façon et quelle que soit la réponse que
je vous fournirais, je ne trouverai pas grâce à vos yeux, ma tentation est
grande de ne plus vous répondre. Cependant, je pense aux autres lecteurs d’Agoravox et c’est
pour eux que je réponds à vos nouvelles questions et assertions.
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I – QU’EST-CE QU’UN « PROGRAMME » ?
Avant de répondre à
la question sur notre « programme », il me semble impératif de
préciser devant les lecteurs deux points aussi essentiels qu’évidents, et qui,
pourtant, sont complètement perdus de vue par nos concitoyens, du fait du
lavage de cerveau intensif auquel ils sont soumis depuis tant d’années.
1) Un
« programme » est inséparable d’une analyse du monde et d’une vision
de l’avenir de la France
Le premier point
essentiel, c’est qu’un « programme », s’il a du sens, ne doit pas
être une avalanche de propositions sorties de notre chapeau, comme les
mouchoirs de couleurs qu’un prestidigitateur sort à la queue-leu-leu de son
haut de forme pour épater le public. Pour un parti responsable et qui prend ses
compatriotes pour des adultes, un programme doit s’inscrire dans une analyse
précise, lucide et sans complaisance du monde actuel, et dans une projection de
ce que l’on juge souhaitable pour la France et pour l’avenir des Français.
Avant donc de lancer une centaine de propositions, aussi disparates qu’un poème
à la Prévert, comme le font tous les candidats à l’élection présidentielle, il
faut expliquer aux Français quelle est la situation actuelle, en quoi elle pose
problème, ce que l’on propose pour y remédier et pourquoi on le veut.
Or, et c’est là l’un des
apports fondamentaux de l’UPR au débat politique national, nous expliquons aux
Français que la situation de blocage actuel tient au fait que la France a perdu
sa liberté et sa démocratie en se laissant entraîner dans une construction
politique continentale conçue et promue par les Etats-Unis d’Amérique depuis plus de 60 ans.
En en exposant les preuves les plus officielles et les
plus publiques, qui ne sont niées et réfutées par personne, l’UPR est seule
à expliquer avec courage, constance et dignité, que la construction
européenne est une invention américaine - et non pas du tout française -,
financée et promue par Washington et ses relais depuis 1945, dans l’objectif de
ligoter l’ensemble du continent européen dans une structure politique
ingérable, absurde et autobloquante.
L’UPR est seule à
expliquer que cette ruse, inspirée du 35ème des 36 stratagèmes
chinois, dit « stratagème des chaînes », permet aux USA de
piloter l’ensemble du continent européen car ils sont les seuls à pouvoir
rallier autour d’eux et de leurs choix stratégiques une majorité des États
d’Europe.
Cette spécificité de notre mouvement - qui permet d’un seul coup à tous nos concitoyens
de comprendre les tenants et aboutissants des événements en cours - est
d’ailleurs l’une des raisons du grand succès de mes conférences, qui ont déjà
été visionnées par un demi-million de personnes sur le web.
2) Sauf à se moquer des
Français, un responsable politique qui formule un « programme » doit
avoir le pouvoir effectif de le mettre en œuvre
Le second point
essentiel, c’est qu’un « programme » n’a de sens que si on peut
l’appliquer pour de bon.
Or, et c’est là l’un des
autres apports fondamentaux de l’UPR au débat politique national, les « programmes »
présentés par TOUS les partis politiques français, à l’occasion de l’élection
présidentielle ou des élections législatives, sont inapplicables à plus de 70,
80, ou 90%.
Pourquoi ? Parce que leurs propositions sont tout bonnement
contraires aux engagements européens ou bien exigeraient de disposer de pouvoir
que les Français n’ont plus puisqu’ils leur ont été retirés et transférés à la
Commission européenne ou à la Banque Centrale
Européenne.
Du reste, parmi les
lecteurs, qui croit encore sans rire aux « programmes » avec 110
propositions que lancent les candidats à chaque élection ? Qui n’a pas noté que
cela fait maintenant des années que les programmes ne veulent plus rien dire et
que les Français subissent la même politique, quel que soit le camp (droite ou
gauche) qui remporte les élections ?
L’UPR est le seul
mouvement politique à leur expliquer pourquoi il en est ainsi, en leur
présentant la liste précise - et proprement effarante - de tous les pouvoirs
qui ont été volés aux Français à chaque traité européen successif. Une liste
précise qu’aucun autre mouvement politique n’ose dévoiler à nos compatriotes.
—
C’est d’abord en
apportant une réponse à ces deux points – qui sont des préalables décisifs -
que l’UPR se distingue de TOUS les autres mouvements politiques français. Car
l’UPR a fait le choix d’être un rassemblement de Français libres et désireux
d’aller au fond des choses pour bien comprendre la situation de blocage absolu
dans laquelle se retrouve la France ainsi que la disparition de notre
démocratie réelle au profit d’un simulacre.
Cela nous distingue en
particulier, et de façon décisive, de tous les partis dits
« souverainistes » ou « eurocritiques », qu’ils soient de
droite ou de gauche. Tous ces partis critiquent l’Europe, parfois brillamment,
souvent très sévèrement. Mais, du Front National au NPA et à Lutte Ouvrière en
passant par le MPF, DLR, Le Front de gauche, le PCF, etc., ils se refusent
tous, à la différence de l’UPR :
-
d’une part à
expliquer quel est le rôle joué par les États-Unis dans la « construction
européenne » depuis 1945,
-
d’autre part
à proposer aux Français de sortir de cette « construction ».
Cette attitude
systématique des partis théoriquement « d’opposition », ambiguë et
illogique, donc étrange, a eu pour effet de bloquer le jeu politique depuis des
années, et de faire croire faussement aux Français que nulle personne sensée,
même critique contre l’Europe, ne pourrait avoir l’idée de remettre en cause le
principe même d’une construction politique continentale.
Pourtant, la construction
européenne n’étant jamais qu’une idée politique parmi d’autres, il n’y a rien
de plus normal, logique et sain, dans une démocratie, que cette idée politique
puisse être combattue. Or ce n’est pas le cas.
Le fait même que tous les
partis politiques ayant accès aux médias semblent s’être donné le mot pour ne
jamais proposer aux Français de sortir de l’UE devrait mettre la puce à
l’oreille de tous les républicains. D’un point de vue objectif, il y a là
une anomalie démocratique très profonde, qui donne à penser que nous avons bien
affaire à la clé de voûte du système qui dirige la France.
Du reste, c’est justement
parce qu’ils bloquent ainsi le jeu au profit de ce qu’ils prétendent combattre
que les partis « souverainistes » (DLR, MPF, Front de gauche, MRC,
etc.) reçoivent des financements discrets, ou quelques circonscriptions
législatives sur mesure, de la part de l’UMP ou du PS, ainsi que des
couvertures médiatiques complaisantes.
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( Suite dans mon message suivant )