« Comme on le voit, ce n’est pas ça qui explique l’augmentation des déficits »
C’est un peu simpliste comme démonstration.
Si vous refaisiez la même en regardant non pas le nombre de fonctionnaire, mais la masse salariale des fonctionnaires et le montant des pensions des retraités de la fonction publique. La cour des comptes, elle, estime que ces dépenses de personnel progresse trop vite, compte tenu du service rendu.
Il faut donc revoir les « allocations » de personnel en fonction des missions. Seulement, s’il faut être raisonnable en terme de poste, ca ne signifie pas « couper » dans les postes à tord et à travers, mais définir les missions que l’Etat doit rendre, et définir en conséquence les effectifs.
Malheureusement, depuis 2002, les coupes se font par rapport à un volume de dépense dans un ministère donné et non en fonction des services que l’on veut fournir (et donc des suppressions dans les services devenus obsolètes).
Par ailleurs, les comptes sociaux ne sont pas en déficit de 50 milliards. Mais de 23 en 2009 (année de crise), et de 10 en 2008.
Justifier les 50 milliards de déficit annuels récurrents depuis 95 par le financement des comptes sociaux, est un peu gros ! C’est considérer que les allègements de charge, qui sont des dépenses fiscales à la charge de l’Etat ne sont pas des dépenses de l’Etat.
Or c’est bien le cas : les allègements sont des dépenses étatiques, et non sociales, dépenses qui sont, de mon point de vue, de la gabegie du fait du manque d’analyse en terme de retour sur investissement : on arrive, sur certains allègements, à dépenser plus en remborsement que si on embauchait ces mêmes personnes en direct. C’est le cas, par exemple, de la TVA des restaurant : selon le gouvernement, cela a permis de sauver 50 000 postes. à 60k par an et par poste, cela aurait couté moins cher de les recruter pour les cantines scolaires, par exemple.
Les niches fiscales a destination des personnes physiques relèvent elles aussi des dépenses étatiques, et certaines sont manifestement de la gabegie étatique (scellier, de robien, girardin immobilier, etc...).
Ce sont ces dépenses d’Etat, faites sans analye a priori et surtout sans contrôle a posteriori qui sont de la gabegie. Or ces dépenses fiscales s’élèvent tout de même à 70 milliards par an. Si on ajoute le quotient familial (35 milliards) qui est un peu trop favorable, à mon sens, au couple marié sans enfant, et une véritable révision des missions de l’Etat, on a finalement des marges de manoeuvres budgétaires non négligeables.
Difficile, politiquement, à mettre en oeuvre. Mais pas plus qu’un transfert des cotisations vers la CSG ou la fusion de la CSG et de l’IR.