« Hier soir à C dans l’air Bernard Debré a reconnu implicitement que l’explosion des coà »ts est due au progrès technique »
Il n’y a pas qu’une histoire d’explosion des coà »ts de certains traitements. Ces cas existent, mais ils sont relativement marginaux. Par ailleurs, si on se pose la question du traitement de ces cancers, on se pose une question extrèmement complexe : peut-on considérer qu’à un certain moment, il est préférable de laisser tomber le patient.
Debré l’a reconnu à demi mot : il existe surtout une gabegie importante sur des soins courants et non couteux. L’exemple simple, c’est la prise en charge par les urgences de la « bobologie ». Une angine basique prise en charge par les urgences de l’hôpital, c’est 400 euros de dépenses pour la sécu. Contre un remboursement au TC si le même patient va voir le médecin de garde ...
Or c’est, dans le cas des hopitaux, probablement l’enjeu majeur des années à venir : certains hopitaux de proximité sont voués à devenir des centres de soins traitant de médecine courante, et les cas hospitaliers seront regroupés dans des centres hospitaliers plus important. Il faut être réaliste : on ne peut pas avoir 400 hopitaux disposant de tous les moyens médicaux possibles et imaginables. Mais c’est suicidaire politquement de parler de cela.
Autre point d’amélioration drastique des dépenses de santé : les analyses et radios. Il y a trop de laboratoires, ce qui limite les économies d’échelles. Les tarifs sont calculés en fonction d’un nombre d’analyse relativement faible, pour permettre la survie des petits laboratoires d’analyse. Idem pour les radios : trop de centre implique un tarif nécessairement plus élevé pour compenser le coà »t du matériel médical. Encore une fois, parler de cela, c’est politiquement suicidaire.