@ Antenor
Les images sont revenues.
Je parlais d’autres chapiteaux. Le premier fait référence à l’ancien testament : le sacrifice d’Isaac. Difficile d’y voir une référence évangélique. Le deuxième se rapporte à la coutume juive du lavement de pieds. Que l’évangile ait repris le thème, oui, mais il ne l’a pas inventé sauf, peut-être pour l’inverser. Il est vrai que là aussi, c’est le christ Constantin qui lave les pieds mais je rapprocherais plutôt la scène des discours d’Eumène. Eumène remercie Constantin qui restaure (lave) Autun, à droite, mais lui signale que Bibracte, à gauche, attend d’être restaurée, elle aussi. Il s’agit là d’un message très terre-à-terre et politique et assez peu évangélique.
En ce qui concerne les chapiteaux que vous m’indiquez, je possède l’image en grand. Il est vrai que le personnage en robe porte une auréole crucifère, ce qui est étonnant, mais son visage est manifestement celui d’une jeune fille. Je l’identifie à Flavie (Autun) et le jeune garçon qui la suit, plus petit, à Bibracte. Quant au démon, que l’on retrouve sur d’autres chapiteaux, c’est l’ennemi juré des Eduens de cette époque, Galère, qui essaie de s’emparer du pouvoir absolu (le globe, celui sur lequel Jésus/Constantin pose la main dans le chapiteau dit de la sainte famille).
En ce qui concerne le deuxième, j’en ai donné mon interprétation dans l’article précédent.
Quant au troisième, c’est une scène de lapidation. J’y vois plutôt une référence à la persécution de Galère.
Que pensez-vous du rapprochement que je fais entre la nativité de Gourdon et celle d’Autun ? Je trouve cela absolument fabuleux... fabuleux de naïveté mais aussi d’intelligence. Nous sommes bien loin des pauvres Gaulois du mont Beuvray.