Bonjour, Paul.
Pas d’accord avec vous à propos de cet article car vous mettez tous les magistrats dans le même sac et sans beaucoup de nuances.
Oui, de nombreux magistrats, syndicalistes ou non, se sont émus, et à plusieurs reprises, de l’usage répété par Sarkozy ou des membres de sa majorité du « présumé coupable » dans des affaires de droit commun.
Quant aux dysfonctionnements de la justice, ils ont été bien réels dans différentes affaires, et notamment Outreau, mais vous semblez oublier le climat de l’époque et les terribles pressions, y compris médiatiques, qui ont pesé sur eux. Des médias qui, par la suite, ont viré de bord pour leur tirer dessus à boulets rouges en oubliant leurs propres errements.
Pour ce qui est des affaires à connotation politique, elles donnent effectivement lieu, ici et là, à des dérapages, mais rapportées au nombre des dossiers traités, elles ne representent qu’une infime partie partie de l’action des magistrats. Une action qui, dans l’écrasante majorité des cas, fonctionne plutôt bien.
Les magistrats sont fondés à demander les moyens qui leur manquent, en particulier dans les SPIP (insertion et probation). Personnellement, j’apporte un total soutien à leur action.