Content de vous retrouver sur le site, Jack, et un grand merci pour votre confiance.
Faute de temps, je n’ai pris connaissance que de la dernière demi-heure de la conférence d’Asselineau (j’essaierai de la regarder dans son intégralité ultérieurement).
Cela dit, j’ai suivi cette demi-heure avec beaucoup d’intérêt, mais je l’avoue sans adhérer totalement à sa conclusion, peut-être du fait que je ne suis pas entré dans la construction intellectuelle d’Asselineau, construction appuyée sur les enseignements de notre Histoire.
Je ne crois pas, pour ma part, que l’Union Européenne soit appelée à la « destruction » mais sans doute à de profondes et vitales réformes sur deux plans : la redéfinition des transferts de souveraineté et l’assouplissement du rôle de la Banque centrale en matière de prêt aux États et de création de monnaie, un peu sur le modèle de la Fed américaine. Mais je ne suis pas un expert...
En réalité, le plus grand danger que je perçois (de manière isolée, je le reconnais) dans la manière dont se construit l’Union européenne réside dans le bi-tropisme (si je puis dire) entre l’Union en haut et les Régions en bas, les Nations patiemment bâties au cours des siècles étant, entre les deux, menacées dans leur existence par une refonte de la carte en fonction de nationalismes culturels ici transfrontaliers, et là au contraire repliés sur eux-mêmes.
Mais peut-être suis complètement à côté de la plaque. Et peut-être la prédiction d’Asselineau mettra-t-elle un terme définitif à ce bi-tropisme en faisant ressurgir les Nations, mais avec le risque inhérent à ce retour en matière de durcissement des relations entre États et de rétablissement des frontières.
Je n’ose y croire. J’en serais même personnellement navré tant je me sens européen. Affaire à suivre...
Concernant cette conférence et notre président français, je vous invite à lire l’un de mes récents articles, si vous en avez le temps : « Quand Steinbeck condamnait... Sarkozy ». Peut-être y trouverez-vous matière à quelques réflexions qui ne sont pas sans rapport avec le discours d’Asselineau.
Amitiés.