@ l’auteur,
Il y a plusieurs choses qu’on ne peut nier et qui sont fortement préoccupantes :
- d’abord, même s’il s’agissait du pire des dictateurs, la peine de mort ainsi que le procès de Saddam le grandit, ce qui est tout de même un comble. Il n’y a qu’à écouter la bande son de la fameuse vidéo (celle prise avec un téléphone) pour sentir la différence de « posture » entre Saddam et ses bourreaux.
- du coup, même s’il ne le mérite pas, il va être auréolé d’une image de courage, voir plus, dans l’inconscient arabe, voir musulman.
- on ne peut pas nier que l’on assiste à une « montée des périls » comme il s’est agit avant les deux premières guerres mondiales. Les antagonismes s’exacerbent, les extrémistes prennent le pas sur les modérés, cela est valable aussi bien pour les USA, les Israëliens, les Arabes, voire pour la présidentielle prochaine française. Ces antagonismes sont dûs au moins à trois facteurs : l’attentat de septembre 2001, l’invasion de l’Irak et la politique israëlienne qui est devenue bien éloignée de « l’esprit d’Oslo ». Saddam était certes un dictateur sanguinaire mais il était parvenu à maintenir l’unité de l’Irak... Sa disparition rappelle un peu celle de Tito en ex-Yougloslavie qui devint ensuite une poudrière.
- on dirait que tout est fait actuellement pour avantager les islamistes... Les palestiniens n’ont jamais été aussi mal traités, les libanais ont souffert de bombardements massifs tout l’été, aucune stratégie positive ne se dessine du côté des USA, et c’est un euphémisme !!!
- dans ce cadre là, faire un procès partial à Saddam et l’exécuter dans les conditions que l’on sait était véritablement une grande faute politique. Mais ce n’est pas la première fois que Badinter a raison. Mais que cet avocat, d’origine juive, donne ainsi cette opinion est tout à son honneur.