Esclave, sois stoïque, tu réjouis ton maître « dites-vous ...depuis le Nord de la Thaïlande que vous traversez depuis quelques semaines à coups de petits billets bien poétiques, mais fort peu documentés.
J’ai eu beau relire votre prose par trois fois, je ne comprends toujours pas ce que les Thaïs et surtout leur courage légendaire ont à voir, ni avec le fond de votre article, ni avec la thèse que vous défendez..
Eux qui ne pratiquent que par politesse- componction, via un arsenal d’arnaques en tous genres, à coups de couteau dans le dos ...ou alors à 20 contre 1 et encore,
Dire par analogie douteuse que le Thaï est courageux devant l’adversité est faire preuve d’une méconnaissance profonde de la situation réelle de son petit peuple et de l’histoire. Sachez donc, ou alors prouvez-moi le contraire, que.la Thaïlande s’est de toute son histoire vendue à tout le monde pour éviter d’avoir à rentrer en guerre, allant jusqu’à trahir ses alliés ( Japonais ) à la fin de la seconde guerre mondiale pour rentrer aussitôt dans le giron des Américains auxquels elle s’est empressée de donner, moyennant un matelas de dollars bien entendu, les moyens logistiques de détruire le Laos, pourtant son pays frère.
Chère amie ( puis-je ? ) vous êtes victime de vos impressions primaires. Je ne vous reproche pas le fond de votre présent article, que du contraire. Mais je prétends que vous venez de déraper en glorifiant cette fausseté ambiante qui caractérise le pays du sous-rire.
Dommage, car le reste de votre article prête à réflexion.
Vous êtes sans doute présentement à Chiang Mai. Je regrette de n’avoir pas eu l’occasion de vous y rencontrer. En ne prenant que deux heures de votre temps, j’aurais pu vous faire constater, hors circuits culturels et cu-culturels pour vieux mâles occidentaux en mal d’amours tarifés, les exactions auxquelles se livrent en toute impunité les dignes demi-possédants de ce peuple envers les jeunes femmes vendues comme le veut la tradition par leurs familles des ethnies de montagne et autres gamines birmanes réfugiées pour échapper à pire encore. Cette chair humaine aux yeux révulsés et enfermée dans des bordels sordides qu’on ne vous donnera jamais à voir, ce qui vous permettra - en toute bonne foi, car je n’ai pas de raison d’en douter - de honnir les bars à putes pour étrangers, ceux qu’on vous montre du doigt pour mieux canaliser le sujet de vos émotions, sujet que vous avez à peine abordé en citant l’enfer sexuel qu’est Pattaya lorsque vous avez décrit l’ancienne cité impériale d’Ayuttaya...
Gageons que vous allez très bientôt nous gaver d’un nouveau billet sur la ferveur religieuse, la beauté architecturale des temples, ou que sais-je encore. Certainement pas sur la corruption omniprésente, le racket, la traite des êtres humains ...ni la prostitution sordide et forcée, pas celle qu’on donne à » consommer « aux étrangers mais - et je pèse mes mots - qu’on donne impunément à violer aux locaux,
Demandez à votre chauffeur d’hôtel ( qui trouvera tous les moyens de vous en dissuader, soyez-en sûre ) de faire un tour dans les boxons derrière la porte de Chiang Puak, à la soi 13, dans la ruelle aux petites Lisus, toute une série - non limitative, cela va sans dire - de maisons des horreurs le plus souvent tenues par la police. Oui, dommage, je vous aurai montré cette vérité cachée, ignorée des touristes » farangs " du sexe par ailleurs interdits d’entrée. Une vérité vraie, très habilement dissimulée aux yeux des gogos émerveillés dont vous faites partie. Oh, je ne vous fais pas un faux procès car, en tant que femme d’opinion, je ne doute pas que cela vous aurait fait bondir.
Mais c’est tellement mieux d’avaler les bobards des dépliants touristiques..