Je n’avais pas le desir de faire un article d’actualité mais une analyse placée volontairement dans une perspective historique car les mouvements fondamentaux et les agendas politiques en question s’étendent sur de vastes périodes de temps.
C’est justement cette évolution qu’Aldous Huxley avait pressentie dès les années 1930.
Pour dire vrai, le débat politique du début du XXe siècle est d’une extrême actualité, que ce soit par concernant les rapports entre la politique et l’établissement du modèle productiviste .
La parenthèse de la guerre froite nous a fait oublier l’importance de ces enjeux. Le Marxisme avait une analyse cyclique perpétuel de la crise capitaliste qui nous a fait prerdre de vue le problème de la finitude du monde et donc de la survenue d’une crise ultime liée à l’épuisement des ressources.
D’un point de vue géopolitique, nous avons ici à faire à des ambitions planifiées et executées sur de très longues périodes de temps, bien plus étendues que l’alternance démocratique qui nous fait croire que la politique se joue à horizon de 4 ou 5 ans.
La stratégie de contrôle des états par les banques les plus puissantes on leurs racines au XVIIe siècle et ont été poursuivies avec une constance étonnante par des génération de dynasties bancaires.
Ce sont les mêmes principes qui, à des siècles d’écart, ont été mis en oeuvre pour parvenir à la fondation de la Banque d’Angleterre, de la FED ou de la Banque Centrale Européenne.
La politique monétaire et géostratégique actuelle des USA prends ses racines dans les années 1970 avec la décision de Nixon de ne plus adosser le $ sur l’or, et les prémices du Nouvel Ordre Mondial sont déjà toutes dans la politique inspirée par Kissinger dès ses premières années comme conseiller à la maison blanche.
La situation actuelle n’est donc en rien accidentelle. Le pic pétrolier est attendu depuis 1950 (King Hubbert) et ses conséquences connues depuis 1972 (Club de Rome).
Contrairement à l’époque de Huxley, majorité de nos concitoyens cependant ne sont pas capable de comprendre ce qui se passe, car la grille d’analyse qui leur a été enseignée a été celle de la guerre froide, ou pire, celle du néo-libéralisme c’est à dire la croyance que l’état est le problème.
Quand aux structures de réflexion inculqués aux dernières générations, disons qu’ils sont ceux de Steevy Boulet du Loft.
Il me semblait donc qu’une mise en perspective n’était pas inutile même si elle ne sacrifie pas au dictat des plan média modernes qui font que seule la nouveauté compte.
J’aurais pu faire pire et citer Périclès qui a été exclu du traité constitutionnel Européen car il avait eu le mauvais gout de déclarer que les Athéniens appelaient leur régime Démocratie car c’était la majorité qui décidait et qu’en cela c’était le meilleur régime possible.
J’ai la faiblesse de croire qu’en dépit de son ancienneté, la pensée de Périclès demeure plus pertinente que celle de Barosso et que le meilleur des monde était celui d’Athenes.