"Le désert est un milieu naturel
qui se forme quand une région se voit privée d’un approvisionnement
constant et suffisant en eau, à la suite de mouvements des plaques
tectoniques ou d’une modification de courants océaniques."
Ben c’est là que je ne vous suit pas : si à la suite d’un mouvement de
plaque tectonique, il y a manque d’eau, l’homme est tout à fait capable
d’y remédier. On entre ainsi dans la sphère de la décision
politico-économique, ce qui rend tout relatif le qualificatif « naturel » attribué aux déserts.
"Le
Sahara, par exemple, était une brousse jusqu’à il y a 4 000 ans avant
JC. Les vents dominants, les alizés, repoussent les dépressions humides
venues de l’atlantique et empêchent l’arrivée des pluies."
En remettant en eau le lac Tchad et en développant forêts et
agriculture, les précipiations augmentent et le Sahara peut être reverdi.
Il n’y a rien de naturel dans ce processus... à moins encore une fois
d’exclure l’homme de l’univers.
"Si
l’on veut vivre dans le désert, il faut s’adapter à ce milieu. Seul le
nomadisme permet une exploitation raisonnée des ressources, en laissant à
la nature le temps de refaire les réserves le temps de la transhumance."
Les pays industrialisés peuvent opérer un plan Marshall pour sortir le
continent africain de la misère. C’est ce que les dirigeants des pays du
Sahel ont réclamé à la conférence de N’Djamena à l’automne 2010.
Considérer que les africains sont condamnés à s’adapter aux conditions de vie que la nature leur impose, alors que ces pays ne demandent qu’à sortir de ce cercle vicieux, cela revient à utiliser l’idéologie écologiste malthusienne, pour faire passer la pilule du néo-colonialisme.