@ MdeP.
Je maintiens ce que j’ai écrit plus haut sur l’attorney Vance, et c’est moins lui qui en est responsable de ce carriérisme que le système américain qui met en place des juges élus, qui plus est sur une étiquette partisane comme si le fait d’être républicain ou démocrate pouvait avoir un rapport avec la manière de rendre la justice.
Quant à renvoyer un accusé aux Assises en France sur un dossier tel que celui de l’affaire DSK, c’est la moindre des choses si l’on veut rendre une justice équitable, autrement dit qui ne lèse ni la victime présumée ni l’agresseur présumé. La décision appartient dans ce cas à un jury souverain et non à un magistrat isolé comme c’est le cas aux Etats-Unis.
Pour ce qui est des juges d’instruction français, je ne vois pas sur quoi de sérieux vous vous appuyez pour affirmer qu’ils instruisent le plus souvent à charge. J’ai parlé à différents magistrats en différentes occasions, et j’ai suivi des procès d’Assises, y compris comme juré, et ce n’est pas mon impression. Je vous signale à cet égard qu’il arrive assez souvent qu’un mis en examen bénéficie d’un non-lieu lorsque l’instruction permet d’établir son innocence ou lorsque les charges sont clairement insuffisantes pour une ordonnance de renvoi. Encore une fois, ce n’aurait probablement pas été le cas dans le lourd dossier DSK, et Thouzellier a eu raison sur ce point.
Un dernier point : je vous invite à vous rapprocher des associations qui gérent la détresse des femmes agressées et violées. Vous y découvrirez à quel point ces femmes ou ces jeunes filles peuvent varier parfois dans leurs déclarations tant le traumatisme a pu, dans certains cas, brouiller le souvenir des faits, même très proches, ou entraîner des récits confus. Ce n’est peut être pas le cas de Mme Diallo, mais c’est une possibilité qui ne peut être écartée,