La réponse à votre question est NON.
Nous ne sommes dans l’illusion démocratique, tout du moins, pour une majorité de nos concitoyens. Pour les autres, il s’agit d’une « dictature molle ».
La démocratie est un système politique qui ne fonctionne que lorsque la
population qui forme la cité entretient des rapports sociaux réguliers et apaisés,
se fréquente dans les rues, discute des problèmes de la cité, est
informée des ressorts sous tendent les propositions des uns et des
autre, est suffisamment instruite pour comprendre les enjeux, est
consciente que la solidarité donne sa force à la cité, et surtout que
les droits et les devoirs du citoyens sont indissociables.
La démocratie est détruite par les citoyens eux-mêmes convaincus par des démagogues, futurs tyrans ou dictateurs, que les devoirs sont des charges et qu’ils méritent plus de droits que les autres. Nous y sommes d’une certaine façon.
La France est une confédération de cultures ethno-sociales aux histoires différentes comme l’ont montré les travaux d’Emmanuel Todd et nous sommes bien trop nombreux pour nous connaitre et discuter le bout de gras. De plus, l’information et le mode de sélection des dirigeants politiques sont confisquées et manipulées par l’oligarchie qui s’assure de gagner à coup sûr les élections quelque soit le résultat final et le parti au pouvoir.
Reste la représentation parlementaire. C’est évidemment une farce bien commode mais insoutenable. Nos parlementaires ne représentent qu’eux mêmes, mettent leur carrière, la solidarité de classe et de parti bien au-dessus du bien de leurs électeurs.
Cela explique pourquoi un type comme Sarkozy est monté si haut, a pu ruiner le pays et porter moult coups de couteaux dans le dos des français. Cela explique aussi qu’il soit soutenu quoiqu’il décide par ceux qui sont chargés de le contrôler. Tout le monde se souvient de ses déclarations à l’emporte pièce sur la publicité à la télé ou la Taxe Professionnelle.
Au minimum, il aurait dû être marginalisé à l’Élysée après le hold-up de son élection. Il aurait été plus judicieux qu’il soit débarqué voire juger pour ses mensonges éhontés, ses trahisons, ses atteintes à l’indépendance de la Justice, ses infractions à la Constitution, dont la moindre n’est pas la nouvelle présentation et la ratification du Traité de Lisbonne alors que le peuple l’avait rejeté par référendum.
On ne peut parler de démocratie, car le coup de Jarnac de la ratification par le Congrès s’est fait avec la complicité hypocrite des socialistes sous la direction de leur premier secrétaire de l’époque, HOLLANDE.
Théoriquement, nous pourrions changer les choses en votant pour ceux qui préconisent un changement de Constitution, des élections à la proportionnelle, une lutte acharnée contre la corruption et la délinquance fiscale. Mais, et ce n’est pas un hasard, ceux là ne passent pas souvent à la télé.
Ne votez plus pour vos ennemis.