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Commentaire de Renaud Bouchard

sur Election présidentielle 2012 : sortir de la pétrification des consciences...


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Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 septembre 2011 19:02

Pour répondre à la question de M. Jaja.

Non. Comme le disait avec beaucoup d’humour le cinéaste W. Herzog (Auch Zwerge haben klein angefangen), les nains aussi ont commencé petit.

Certains, dont les projets pouvaient légitimement surprendre, ont même su aller beaucoup plus loin. Tout aurait d’ailleurs pu contribuer à les tuer dans l’oeuf (financements, management, technologie, démesure technologique, retard scientifique etc...l’antienne habituelle).

« Nous choisissons d’aller sur la Lune. Nous choisissons d’aller sur la Lune dans cette décennie et faire d’autres choses encore, non parce que c’est facile, mais bien parce que c’est difficile, parce que ce but servira à organiser et mesurer le meilleur de nos énergies et de nos savoir-faire, parce que c’est un défi que nous sommes prêts à relever, que nous ne voulons pas remettre à plus tard, et que nous avons l’intention de gagner, et les autres aussi. » 

Discours de J. Fitzgerald Kennedy le 12 septembre 1962, à l’Université Rice. 

A rapprocher avec la date du 21 juillet 1969. 

A rapprocher aussi du texte suivant (2008) :

« L’Europe dans sa forme actuelle prend un soin particulier à écœurer autant qu’elle le peut, parfois même, mais dans le silence de leurs âmes tourmentées, jusqu’à ses défenseurs les plus sincères et, voudrait-elle précipiter des accès de refermements nationaux, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Si vraiment c’est là le produit chaque jour plus probable de cette délirante aventure, on se demande presque si, pour l’idée européenne elle-même, il ne faudrait pas souhaiter qu’un beau jour les manants — je veux dire les « citoyens européens » — se rendent sur place dire un mot en direct aux grands malades qui ont rendu cette Europe irréparable. Et le cas échéant se proposent de les virer à coup de lattes dans le train » 

Extrait de «  Cette Europe là est irréparable », Frédéric Lordon 

http://blog.mondediplo.net/2008-11-30-Cette-Europe-la-est-irreparable

 Voici ma réponse. 

Je suis extrêmement sérieux dans mon engagement, à l’instar de toux ceux qui, un jour, ont mesuré et considéré que l’occasion et le temps leur étaient donnés, mais surtout que les circonstances étaient venues pour eux d’agir. 

Puis-je vous prier de répondre à votre tour aux questions suivantes ?

- Comment pouvez-vous imaginer  un seul instant - si tel est le cas - au regard du spectacle de Bérézina économique, politique et sociale dans laquelle nous sommes plongés, que nous puissions encore indéfiniment accepter d’être gouvernés (…) par un groupe de gens qui ont amplement démontré leur incapacité de choix, d’actions et de propositions face à des changements qu’ils sont devenus incapables de comprendre et sur lesquels ils n’ont plus aucune action ? 

- Comment pouvez-vous encore – si tel est le cas – accepter d’entendre, lire, discuter, commenter, voire même donner crédit  aux considérations oiseuses et aux opérations d’enfumage dont se font quotidiennement l’écho les groupes de radio, télévision, presse ? 

Je ne le puis pas, pour ma part. 

On ne résout pas les problèmes et les difficultés que nous connaissons avec les idées et les gens qui ont contribué à les faire naître et à les faire durer. 

On les change. 

Permettez-moi pour illustrer mon propos et vous expliquer le sens de ma démarche de vous suggérer la lecture attentive des contributions (si vous ne les connaissez pas déjà,) de Paul Jorion, François Leclerc, Pierre Sarton du Jonchay, Jacques Sapir (mon directeur de thèse à l’EHESS), Frédéric Lordon, et vous comprendrez – dans un domaine dont l’importance est devenue cardinale puisqu’il s’agit de la crise économique que nous vivons et qui nous entraîne vers le laminoir ou le marteau-pilon - je vous laisse le choix – ce que peut constituer l’irruption d’une pensée nouvelle que je fais mienne pour le XXIè siècle qui commence. 

Tout ce que vous voyez, entendez, lisez sur cette passionnante tribune qu’est Agoravox, toutes vos réactions, les vôtres comme celles de milliers de paires d’yeux, de lecteurs doués de remarquables capacités de réflexion, d’analyse, de propositions, vous montrent quelle formidable énergie, quel extraordinaire dynamisme sont à l’œuvre dans la société française dont je fais tout comme vous partie. Ces forces n’attendent qu’une occasion, une étincelle pour se mettre en marche et construire autre chose en lieu et place des champs de décombres qui apparaissent déjà çà et là.

J’ai décidé non seulement d’appuyer sur le démarreur, de mettre le moteur en marche, mais surtout de prier le machiniste actuel de me laisser le soin d’élaborer et suivre un autre plan de vol. 

Prenez le temps de me rencontrer, de m’écouter, de m’interroger, de converser avec moi, de me critiquer, d’argumenter, de nourrir ma pensée, de me suggérer des pistes de réflexion, des idées, et il est fort probable qu’à l’issue d’un entretien dont je vous propose d’assurer l’entière conduite vous serez à même de nuancer votre appréciation à mon endroit. 

A la différence de beaucoup de gens, j’agis à visage découvert, je parle, je dis ce que je souhaite. Je ne m’indigne pas : j’agis. 

Pour résumer mon propos, le temps est venu de débarrasser la scène de la bande de bras cassés qui tentent encore d’amuser les foules. 

Le programme que je propose est solide, simple, intelligible. Il entend répondre aux aspirations de chacun, aux questions, aux inquiétudes, aux interrogations que chaque français a eues, a déjà, ou aura immanquablement. 


Il est en effet le reflet des véritables préoccupations quotidiennes d’une majeure partie des gens qui sont et qui font la France : la vie de tous les jours avec le travail et l’emploi, le salaire et les revenus, le logement et la maison, les enfants et l’éducation, la santé et la maladie, la retraite et les vieux jours, la vie citoyenne et le vivre ensemble, la sûreté et la sécurité nationales, les institutions et les services de la république, l’économie et l’industrie, les finances et le commerce, la France et l’Union européenne

Bien à vous

 

http://www.pauljorion.com/blog/?cat=1

http://blog.mondediplo.net/2011-08-11-Le-commencement-de-la-fin

 

PS. Lisez Karl Kraus : « « …l’immense, saisissant, intransigeant, très moderne penseur de la langue médiatique et très vivifiant écrivain viennois Karl Kraus (1874-1936), dont j’attends avec une impatience désespérée qu’une promo de l’ENA choisisse un jour le nom, tant sa lecture devrait être indispensable à tout type sérieux qui se prépare à une tribune quelconque, à l’exercice d’une influence sur les gens, à une proximité du pouvoir. » N. Caligaris, à propos de Karl Krauss


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