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Commentaire de Wàng

sur Valls, Montebourg : le vrai débat ?


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Wàng 18 septembre 2011 22:34

Certes rien à redire dans votre logique mais que faite vous de la grande masse de la population qui n’a pas les moyens d’investir ?

En fait je ne sais pas si la grande masse de la population n’a pas les moyens d’investir, disons que le plus important pour ça ce n’est pas d’avoir un gros capital de départ mais de bien comprendre comment fonctionne l’économie et d’être très bien renseigné avant de vous lancer si vous ne voulez pas être perdant. En ce qui me concerne je n’ai pas encore grand chose, mais dès que je me suis estimé suffisamment informé, j’ai investi, non pas dans les actions, mais dans les métaux précieux (or et argent). Si j’avais voulu investir dans les actions minières, ç’aurait été un travail encore beaucoup plus grand et je n’en suis pas capable aujourd’hui. Même l’or et l’argent métal ça demande un certain travail, j’ai fait ça d’abord pour protéger mon épargne contre les banques, les décisions confiscatoires de l’état et la dévaluation de la monnaie, mais si je pouvais faire une grosse plus value dessus ce ne serait pas quelque chose de « volé » : il faut bien avoir conscience que l’information est nécessaire pour qu’une économie fonctionne, or ce sont ceux qui investissent à bon escient qui permettent à l’information de circuler correctement et au capital de se trouver là ou il est le plus efficace. Donc ça répond aussi en partie à votre question, les investissements et le capital profitent aussi à ceux qui n’en ont pas, parce que sans capital à investir, pas de travail non plus.

Après, il y a quelques règles de base que vous devez savoir : toujours d’abord penser à ce que vous même pouvez faire pour vous et pour les autres, avant d’attendre quelque chose qui viendra d’en haut pour vous sauver (application à la crise de l’euro : prenez les choses en main et occupez vous de sauver votre épargne ...), et toujours dépenser moins que ce que vous gagnez. Avec ça même si vous n’avez pas beaucoup d’argent vous ne mourrez jamais de faim, vous ne dépendrez de personne et vous aurez toujours quelque chose à investir, d’expérience quand j’étais étudiant, je sais qu’on peut bien s’en sortir avec 500 euros par mois (aides comprises) à condition de gérer son budget de manière rigoureuse (pas d’internet, pas de voiture, pas de forfait de tel portable, se déplacer à vélo ...).

Trop de spéculations, trop de scandales financiers, trop de cynisme. Le malheur et le désespoir des laissés pour compte ne peut plus être nié. Trop d’argent part vers la finance et pas assez vers le travail

Il n’y a pas tant de scandales financiers que ça, les scandales qui impliquent l’état et l’économie mixte sont en fait plus nombreux que les scandales purement capitalistes du genre Enron, et encore, dans ce cas, le marché réagit souvent avant même que les autorités ne comprennent ce qui se passe. Si vous voulez que moins d’argent parte vers la finance, ou du moins que les profits réalisés par les financiers reflètent mieux le service réel rendu à la société, il n’y a qu’une seule solution, il faut libéraliser la politique monétaire afin que les banques ne puissent plus faire n’importe quoi en s’abritant sous le parapluie de la banque centrale. Il est clair que les profits énormes réalisés récemment par les banques, c’est de l’argent créée à partir de rien par la planche à billets et pas une réelle création de richesses. Cela n’invalide pas du tout la fonction du profit dans une société capitaliste : le profit est une information très importante qui indique à l’entrepreneur qu’il y a un service à rendre à quelqu’un, et que l’entreprise qui réalise ce profit créée plus de richesses qu’elle ne détruit de ressources.

Vous avez l’air de considérer qu’il n’y a pas besoin de solidarité et que chacun doit faire son chemin le moins entravé possible, mais vous voyez bien que cet égoisme pragmatique laisse la part belle, et là, je ne juge personne, aux profiteurs et aux cyniques qu’ils soient en haut, ou en bas de l’échelle sociale ( mais celà font moins de dégâts)

Je ne suis pas vraiment pragmatique, mon libéralisme est un libéralisme de « principe » et non utilitariste. La solidarité tout comme la justice sociale sont des mots très ambigüs, la justice est la justice sans avoir besoin d’adjectif. La solidarité tout comme la coopération peuvent s’exercer de manière libre et responsable, ou de manière discrétionnaire par le biais de l’état. Le droit de propriété est une boussole universelle relevant du droit naturel, mais la justice sociale implique que certains se voient donner le droit de prendre ce qui appartient à d’autres, et qu’une tierce personne revêtue de l’autorité de l’état, peut décider de la vie de deux autres, en se servant au passage. Bref une société socialiste est nécessairement plus corrompue et injuste, plus conflictuelle, elle ne pas parvenir ni à la justice, ni à l’égalité, ni à la liberté.


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