Pure régurgitation, comme le
souligne Axel de Saint-Mauxe, de la version controuvée d’une Histoire de France
à la sauce Education nationale, avec son florilège de mensonges éhontés qui ne
dupent désormais que les moins regardants.
Vous devriez sans doute ouvrir,
non les manuels scolaires de votre enfance, mais de bons livres d’Histoire, et
ainsi vous mettre au fait des tout derniers travaux d’historiens sur la
Révolution Française (Sévillia, Tulard, Sédillot, Dumont, Lenotre...), enrichir
votre connaissance de cette époque de témoignages du temps, et non
d’approximations mensongères qu’un certain méprisable et grotesque Michelet,
par exemple, a distillées au XIXe siècle et que les manuels scolaires
continuent de relayer (il compta parmi ces « historiens » présentant comme une
institution le célèbre « droit de cuissage », sombre farce n’illusionnant que
les esprits les plus perméables aux contes de fées).
La Révolution dite française
n’a jamais été faite par ni pour le peuple, mais est plus sûrement un simple
coup d’Etat fomenté par la bourgeoisie financière, celle dont nous devons
aujourd’hui, vaille que vaille, affronter les descendants : les financiers
mondialistes... Eh oui ! Cette bourgeoisie financière, qui s’empara donc du
pouvoir lors de la Révolution, avait besoin de renverser la monarchie, non pour
le bien du peuple, mais pour mener son projet à plus long terme de diluer les
nations et s’arroger le pouvoir de réduire les peuples en esclavage financier.
La France, pays puissant, respecté et adulé, représentait un obstacle
indispensable et, partant, une étape incontournable dans cette colossale
déconstruction : il s’agissait d’un verrou qu’il importait coûte que coûte à
cette caste affairiste de faire voler en éclats.
« Agiter le peuple avant de
s’en servir » expliquait le redoutable Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.
Maxime résumant à merveille le plan d’attaque de la bourgeoisie financière :
profitant d’une grave disette et de réformes institutionnelles tardant à se
faire, elle a su agiter le peuple... avant de s’en servir. La Révolution par le
peuple ? Vaste supercherie de surcroît reconnue par une figure, emblématique
s’il en est, de la Révolution, j’ai nommé le célèbre Camille Desmoulins, qui
confiera en 1793 dans son « Histoire des Brissotins » : « Nous n’étions
peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 ». A la veille du 14
juillet, celui dont on nous dit qu’il marqua le début de l’ire populaire
couvant depuis trop longtemps... Fumisterie... À cette date, les Français
étaient encore tous royalistes et catholiques.
Et si le lien entre
Révolution dite française (« dite », car ses véritables instigateurs ne
sont attachés à aucune patrie), et le joug financier que les pays occidentaux
subissent actuellement vous dépasse, je ne saurais trop vous suggérer de
visionner les conférences de Pierre Hillard, qui a démonté, étape par étape,
documents à l’appui au point que personne n’est en mesure de contredire ses
travaux, le puzzle semblant bien opaque aux profanes : « La France a perdu sa
force vitale... en 1789. Notre pays disposait d’un atout majeur :
l’indépendance du pouvoir royal par rapport au monde de la finance. Le 17 juin
1789, le Tiers Etat s’est déclaré Assemblée constituante donnant officiellement
le pouvoir au peuple, en fait la bourgeoisie d’affaires. Cette bourgeoisie
française affairiste est désormais au pouvoir avec les ramifications directes
vers Londres et la famille Rothschild. » Il n’est pas question de nier la
nécessité, à la fin du XVIIIe siècle, d’adapter les institutions vieillissantes
; mais si la France avait su, durant 1300 ans, résister aux appétits
extérieurs, c’était précisément grâce au pouvoir royal : simplement en vertu de
sa stabilité, de sa pérennité, mais également parce que le roi n’avait aucun
intérêt à vendre la France au plus offrant, comme aujourd’hui le fait le chef
d’une République : il possédait déjà tout. Au surplus, il n’avait pas à user de
démagogie, sa mission n’étant pas d’être réélu tous les 5 ans. Cherchez
l’erreur... Ceci explique cela.
Une dernière chose, n’ayant
pas la prétention de dispenser ici un cours d’Histoire de France. La Révolution
n’a pas délivré le peuple de supposés tyrans, des témoignages du temps montrant
ostensiblement qu’en pleine agitation, le peuple respectait et admirait profondément
son roi, Louis XVI, et que les Révolutionnaires à son contact direct
manifestaient également un profond respect pour l’homme. Savez-vous seulement
que les victimes du Tribunal Révolutionnaire mis en place par cette Révolution
dont le but était, à l’en croire, de débarrasser le pays de soi-disant tyrans,
appartenaient pour plus de 80% au Tiers-Etat ? Les nobles guillotinés étaient
donc loin de représenter le gros du bataillon des victimes de la Révolution. Là
encore, cherchez l’erreur... Oui, le « petit peuple » fut la première victime
« de » et « sous » la Révolution, et continue, aujourd’hui, de
l’être sous la République, qui vend la France à l’encan et fait allégeance aux
quelques lobbies financiers qui eux, détiennent bel et bien le pouvoir en spoliant
les richesses des peuples.
Le véritable totalitarisme
est celui de la démocratie d’apparence au sein de laquelle les Français se
débattent, et qu’ils sauraient d’autant mieux combattre s’ils avaient une
vision non frelatée de leur Histoire. Mais l’Education nationale se charge de
les maintenir dans l’ignorance...