L’antisémitisme.
Rédacteur du billet, je me permets, non pas de conclure, mais de
tirer enseignements des interventions. Comme je pouvais le craindre
les deux extrêmes par leurs outrances, n’hésitent pas s’insulter ce
qui les rend vains et ridicules. Les plus objectifs d’entre-eux
confirment la teneur de mon texte qui peut être critiqué
d’ailleurs, mais modéré. L’antisémitisme est un phénomène
séculaire, qui trouve sa source dans la spécificité jalouse d’un
groupe d’individus disséminé en Europe pour des raisons historiques
et je le répète qui n’a pas su ou voulu s’intégrer dans la culture
dominante et séculaire. Cet antisémitisme perdure en France en
partie pour les mêmes raisons.
Le conflit créée par l’auto-proclamation de l’Etat devenu une
source d’inquiétude pour la paix dans le monde et même de colères
et résistances pour les autochtones tant que par sa durée (les
origines datent symboliquement de l’établissement du premier
Kibboutz et officiellement de la lettre Balfour) que par sa violence
et le non-respect des décisions internationales. Comment ne pas
comprendre que l’Etat sioniste ne permettra jamais à un quelconque
Etat libre et indépendant, autre que lui, de voir le jour sur le
territoire de la Palestine historique ? .
Cette situation est un exemple parfait d’une forfaiture qui dure
depuis trop longtemps. C’est pourquoi les laudateurs de ce forum (je
ne cite pas de nom) de la politique de Tel-Aviv sont si mal à
l’aise. Ce qui les rend pathétiques et qui pose la question que peut
se poser le lecteur, pourquoi ne pas voler au secours de leur patrie
putative en s’engageant comme Bruno Klarsfeld dans l’armée
d’occupation ?
En France, on n’a pas le droit de nier la tentative d’extermination
des juifs d’Europe. (Cela se discute, non pas sur les faits, mais
sur l’interdiction) Contrairement aux Etats-Unis où le droit
d’afficher ses opinions racistes, de nier le génocide est garanti
par la constitution. Et les louangeurs du sionisme sont à peu près
les mêmes qui vantent la démocratie américaine. Bref, si on les
croyait, c’est la faute aux Palestiniens s’il y avait et s’il y
a toujours de l’antisémitisme dans le monde.
D’après une étude publiée en avril 2002, les juifs sont plus ou
moins antipathiques à 18% des français, quant aux maghrébins ils
le sont par 23% des sondés. Les juifs sont crédité de 82% de
sympathie contre 71 pour les maghrébins. Le score antijuif bat
évidemment des records chez les électeurs de Le Pen et Mégret, :
52 % et au P.C le chiffre passe à 44 %, mais 10 % chez les électeurs
d’Arlette Laguillier.
La dépendance financière.
Exemple. Devant le gouffre financier que lui causait l’arrivée en
masse des juifs de Russie en 1991, Shamir avait sollicité un prêt
de 10 milliards de dollars garanti par les Américains, accordé bien
sûr, mais avec une réserve : arrêter la politique
d’encouragement aux colonies dans les territoires occupés. Résultat,
oui au prêt, non à l’injonction.
En réalité, le désarroi s’empare
de la diaspora. Happés par le passé, les juifs moralement
fusionnent avec Israël dans leurs angoisses sur lesquelles misent
les radicaux. Quant aux intellectuels juifs c’est la débandade.
Les uns craignent que la Terre du Retour soit rabaissée au rang des
nations ordinaires ! (BHL) et les autres parlent du post-sionisme
comme d’un fascisme d’Etat.