Le programme du PS est un vaste délire marqué par un sur-moi marxiste léniniste, édulcoré par une sensibilité post néo moderne pleurnicho autoritaire et des compromis improbables destinés à faire plaisir à différentes sensibilités de gauche incompatibles afin de ratisser large aux élections.http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/programme-du-ps-un-vague-89996
C’est surtout un programme de classe : plus d’argent, des crédits des postes, pour la clientèle des partis de gauche
Au bout du compte, il propose effectivement de ne rien faire hors augmenter les impôts et les dépenses, mais comme les dirigeants du parti sont tous de haut fonctionnaires ayant quelques idées quand même sur le budget,la dette et les possibilités de la financer, les dépenses supplémentaires sont en général camouflées. (Ainsi le passage aux petit producteurs bio de proximité pour les cantines publiques pourrait avoir un cout allant jusqu’à 3 ou 4 milliards d’euro, mais il n’est pas évalué, et on ne sait pas si il sera payée par les bénéficiaires ou sur fonds publics. Ce qui est clair, c’est que cela fera plaisir à l’électorat écolo. Après, que les « 8 millions de pauvres » soient obligés de payer 20 à 30% plus cher la cantine de leurs enfants ou de leurs parents malades....
Au delà de cela, cet article prouve enfin que les commentaires variés sur les agences de notation ne résultent pas d’une méconnaissance inquiétante de l’économie, mais d’une mauvaise foi politicienne prête à n’importe quel mensonge dans des buts électoralistes.
Les agences disent à ceux qui ont de l’argent à prêter le risque qu’ils courent sur un pays donné. Elles n’imposent rien. Notamment, elles n’imposent pas à un pays de s’endetter. Faire semblant de croire qu’il est normal de dépenser durablement plus qu’on ne gagne pour financer presque exclusivement des frais de fonctionnement est une insulte à l’intelligence des français.
Dénoncer l’aide payante apportée aux banques, quand on parle dans le projet PS d’investir en capital dans l’industrie, c’est à dire d’aider les patrons du privé,en mettant l’argent public à risque frise la schizophrénie. Alors que notre production industrielle n’a a peu prêt pas cessé d’augmenter en volume depuis 30 ans, on veut « réindustrialiser la France », mais si une bourrasque menace le système financier, qui en valeur est déterminant dans l’économie, il faudrait le laisser s’effondrer ou le racheter
L’enthousiasme des commentaires, sur un papier qui dit : nous ne voulons pas nous projeter dans l’avenir parce que l’avenir ne nous plait pas, résume le risque que fait courir au pays l’élection d’un candidat porté par ce genre d’idée.
A certains égard, le risque est encore plus important pour notre avenir que de perdre la considération des prêteurs. Grâce à la remarquable politique de Sarko, nous conservons encore une relativement bonne réputation sur les marchés, sans avoir eu par exemple à baisser les salaires des fonctionnaires ( Grèce, GB, Espagne, etc.... Mais bon, la note de l’Amérique a baissé et elle n’en est pas morte.
Le programme du PS, des impôts, des dépenses pour nos troupes et un immobilisme de principe caché sous des soi disant réformes sociétales, lui, nous fait courir un vrai risque de stagnation.
Coppé a tort, ce n’est pas du Léninisme, c’est du Brejnev...