@ l’auteur.
Analyse intéressante, comme toutes les autres analyses de votre site.
Le temps est effectivement venu, aussi bien pour M. Berlusconi que pour M. Sarkozy mais aussi pour M. Hollande qui pourrait bien être victime de trompeuses espérances.
Me reviennent ici les propos de F. Lordon :
Pareilles aux images aériennes du front de tsunami avançant inexorablement vers une côte japonaise dont le sort est scellé, le déploiement de la crise financière depuis trois ans donne une impression d’irrésistible fatalité, avec en prime cette sorte d’incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis.« http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance-Ce que les acteurs de l’interminable soirée d’adieux qui constitue le G 20 n’ont pas compris, c’est qu’il est inutile de réfléchir à la sauvegarde d’un système dont tout montre qu’il doit être repensé et reconstruit de fond en comble.
Il est évident que la lecture de K. Polanyi devrait être obligatoire pour tous ces gens qui se saisissent de questions économiques, politiques, sociales, en un mot humaines qui les dépassent totalement.
Je réponds ici à l’observation de JL 1 : »Cette ’paralysie’ semble générale. Si François Hollande a pu dire : ’j’ai décidé de devenir le prochain président de la République’, c’est parce qu’il n’y a pas de concurrent sérieux en face ; personne ne veut y aller !"
Il conviendrait de dire que pour le moment, il n’y a pas encore de concurrent sérieux en face. Il ne faut jurer de rien. L’actualité est riche de retournements inattendus.
Bien à vous,
Renaud Bouchard