Cet article évoque l’intelligence et se heurte, comme tout ceux sur le même thème, à la définition de ce concept.
Dans la première partie, une fleur serait qualifiée d’intelligente, ainsi que n’importe quelle structure en formation, animée ou inanimée. Toutes tirent de leur environnement ce qui leur est nécessaire et s’épanouisse selon les lois générales de la nature.
La capacité de concevoir une idée ou une image plus ou moins claire, plus ou moins structurée, plus ou moins juste, s’approche davantage de la définition de l’intelligence.
La capacité de traduire cette image dans la réalité à travers l’action sont elles de l’intelligence ? Certainement dans l’élaboration du projet c’est à dire de la façon dont le sujet envisage de faire passer l’idée à la réalité et une fois réalisée, la fidélité entre l’idée et le résultat obtenu.
Par contre, le passage de l’idée du virtuel au réel, fait appel à un autre concept de l’intelligence, le contrôle des actes et des gestes par la volonté. Il ne suffit pas d’avoir une idée de ce que l’on veut obtenir, il faut que la conception et son exécution dans le réel soient fidèles à l’idée.
Prenons ce commentaire comme exemple. Est-ce que le lecteur va comprendre l’idée que j’exprime dans son expression écrite sous la forme de lettres organisées et imprimées ? Si oui, je reconnaitrais son intelligence et accessoirement la mienne. Si non se posera la question de savoir si c’est lui ou/et moi qui manquons d’intelligence ? Que seul un tiers, plus intelligent (mais comment le savoir ?) pourra trancher.
Un dessinateur qui reproduit fidèlement et de mémoire la façade complexe d’un château de la Loire, est-il intelligent ? A mon avis, non, s’il s’agit bien d’un exploit que peu peuvent réaliser, la seule reproduction d’une image cérébrale n’est pas suffisant pour établir l’intelligence de son auteur. Il en serait tout autrement s’il avait créé un château entièrement original, à condition qu’il tienne debout et qu’il soit vivable.