Bonjour monsieur,
Vous écrivez :
« Par exemple elles émettent sur les marchés financiers 1000 obligations et reçoivent 1000 en cash. Puis les investisseurs doutent de la solvabilité de ces banques et les obligations chutent à une valeur de 400. La banque rachète ses propres obligations décotées à 400 et son bénéfice net est de 600. Les normes prudentielles comptables ont pensé à la pénibilité du travail des banquiers, et leurs recommandent de simplement déclarer une augmentation de bénéfice de 600, un »gain contre intuitif« , sans réaliser la moindre des opérations quand elles doivent se recapitaliser. »
En est-on vraiment à ce point ? Ca me paraît hallucinant qu’on autorise une entité à émettre des obligations survalorisées en visant une décote immédiate. C’est le contraire de ce pour quoi on s’introduit en bourse. Que font les autorités des marchés financiers ? Elles ne font pas leur boulot, à l’évidence. Pourquoi ? Sont-elles noyautées ? Mais ces gens seraient alors tous des ânes, ils doivent bien se rendre compte qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ?
J’en suis éberlué. Je savais qu’une partie des hauts financiers n’avait rien à faire dans les sièges où ils sont assis, mais là, tant de bêtise, ça me dépasse. Il n’y a que la veulerie qui peut pousser à trafiquer des bilans de cette manière : et y avoir recours massivement, c’est proprement suicidaire.