• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Pierre-Marie Baty

Pierre-Marie Baty

Felix qui potuit rerum cognoscere causas.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1646 0
1 mois 0 1 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 1er septembre 13:05

    @Gollum
    « (Entre autres mettre par terre le dogme de Jésus fils unique du Père) »

    Pas « unique », attention. « Monogène ». Nuance.

    Je sais que vous êtes d’accord avec moi, mais soyons précis. Ce qui est en jeu n’est pas un texte, et pas même un dogme (puisqu’il a été formulé en grec), mais son interprétation. Et à ce titre il faut bien constater la corrélation remarquable entre l’ensemble « logique binaire » + « pauvreté du vocabulaire de la langue maternelle » et plantage complet, diabolique, sur la question.

    La langue dans laquelle nous articulons nos pensées les conditionne directement. La langue pense à notre place !

    Ceci sera mon dernier message avant un moment. La démence est devenue générale dans ce pays et le plus sage semble être d’attendre la fin de la crise, en se préparant au pire si elle ne passait pas.

    Salutations à la cantonade, j’ai eu plaisir à échanger avec vous.



  • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 25 août 13:23

    @Gollum

    « Seule une logique tétravalente (et encore faudra-il qu’elle soit bien maitrisée) pourra nous sortir du merdier. »

    Oui ! Seule, je ne sais pas, mais elle nous fera certainement avancer en causant moins de dégâts !

    Vous avez mis le doigt dessus : si la vérité est ce qui est conforme à son objet, l’efficience mesurable d’un acte s’augmente notamment au prix d’une simplification du problème (dont la description n’est alors plus conforme à son objet). Cette simplification engendre des conséquences qui, considérées dans le système du problème étudié, apparaissent négligeables, mais s’additionnent une à une avec celles des systèmes corollaires au fur et à mesure qu’on élargit le problème à un ordre supérieur, jusqu’à devenir des variables puissamment déterminantes dans l’analyse systémique du niveau global. Et c’est bien ce à quoi on assiste aujourd’hui.

    Or c’était déjà dit depuis longtemps ! αλήθεια ελευθερώσει υμάς

    Eleutherosei -> vous affranchira (vous fera passer d’un statut de dépendance, comme l’esclavage mais pas que, à celui d’un statut d’indépendance, comme la « liberté »). On a traduit cette phrase comme « la vérité vous rendra libres », mais cette traduction ne rend pas compte de la dimension paradigmatiquement révolutionnaire qu’elle sous-tend. Il s’agit de nous affranchir de cette limite de la raison technique. Pas de nous libérer d’une oppression physique ! Nous affranchir de quoi, dit le texte ? de la « mort » et du « péché », c’est-à-dire de l’erreur funeste de jugement (amartia). Il n’y a pas, il n’y a jamais eu de dimension morale là-dedans, cette notion même n’existait pas chez les gens de culture grecque ! Quelle méprise, et quelles conséquences !

    Il est de toute façon clair que le passage d’une logique à une autre nécessite une reprogrammation complète de notre logiciel mental. D’où la nécessité d’une réinitialisation initiatique (les deux mots forment d’ailleurs un pléonasme) pour ceux qui ne sont pas de la « caste » dumézilienne des oratores, ou bien, carrément, de l’instauration, ou plutôt de la réinstauration d’une telle caste, ou de son équivalent, dans notre société de la technique. Et de sa réhabilitation. Non moins importante.

    Mais attention, on va se prendre des tomates pourries dans la tronche dans pas longtemps... Qu’en pense l’auteur de l’article ? Je ne trouve pas l’émoticône adéquate, dommage smiley



  • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 25 août 11:57

    @Pierre-Marie Baty
    Correction : « Dans cet état potentialisable » -> « Dans cet état de potentialité ». Et j’aurais pu prendre quelques secondes supplémentaires en écrivant pour rendre deux ou trois autres passages plus clairs... Mea culpa.



  • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 25 août 11:41

    @Gollum
    Intéressante référence, je ne connaissais pas Lupasco. Sa logique trivalente m’intrigue. J’aime assez sa proposition de table de valeur, actualisation/potentialisation et son idée de tiers inclus. Pour ma part, j’en étais à quelque chose de légèrement différent, à quatre états, mais je n’ai pas été aussi loin que lui dans la formalisation du concept, et le sien a l’avantage de rendre compte de la notion de potentialisation. Elle me semble parfaitement superposable avec la vacuité au sens bouddhiste, qu’en pensez-vous ?

    En revanche je n’irais pas aussi vite à conclure que « notre esprit actuel était sous forme potentielle avant » ; la phrase est nominalement correcte, mais son interprétation est assez casse-gueule, car l’actualisation de cette potentialité sous cette forme n’est pas un déterminisme, la potentialité si je la comprends correctement est plutôt un réservoir d’énergie, qui pourra s’actualiser tantôt sous cette forme-ci, tantôt sous cette forme-là.

    Si on considère, et on est en droit de le faire, rejoignant là les spiritualités orientales au passage, que tout ce qui est est l’actualisation d’une potentialité préexistante, alors on atteint instantanément l’explosion combinatoire des possibilités explicatives, et on ne peut la surmonter qu’en amalgamant ces potentiels dans une seule unité transcendantale capable de les exprimer toutes (et peut-être qu’on décrit ainsi le Brahman).

    Dans cet état potentialisable, tout est vrai et faux à la fois (citation du Bouddha). Mais n’est-il pas permis d’imaginer en face de celui-ci un état complémentaire où tout ne soit ni vrai ni faux (autrement dit : que la propriété décrite ne soit pas une potentialité du concept dont on parle), qui transcenderait celui-là ? Il existe des idées (puisque nous avons la capacité de les formuler) qui ne sont pas « actualisables » dans cette logique trivalente, quelque quantité d’énergie qu’on y mobilise : « un vent bleu », « une couleur minuscule », « une taille sourde », « une audition muette ». Ad libitum... Notez que je ne prétends absolument pas que ce nouveau système soit complet et suffisant pour décrire le réel, mais tout juste peut-être un peu moins insuffisant que l’autre.

    Si on veut décrire un système, il faut le faire à l’aide d’un outil capable de rendre compte de sa totalité. Et donc il est nécessaire de rendre compte de tout ce que n’importe quel élément appartenant à ce système soit capable d’exprimer, absurdités apparentes comprises.

    L’explication quantique est certainement séduisante, et je n’ai certainement pas la prétention d’en savoir plus sur la question que les brillants auteurs qui l’ont adoptée, mais jusqu’ici elle me semble avoir deux défauts rédhibitoires : elle contrevient au rasoir d’Ockham (le matérialisme a montré ses limites dans certains domaines, mais dans d’autres celles-ci n’ont pas encore été atteintes et cet outil, bien maîtrisé, reste d’une efficacité objective incomparable), et parce que la théorie quantique appartient au système qu’elle entend étudier (Lupasco dirait peut-être : a été actualisée en son sein), étant soumises aux mêmes limites (incomplétude de Gödel), rien ne me garantit qu’elle sera plus féconde que l’outil auquel nous sommes habitués tant qu’il peut encore servir de façon efficace. En l’état elle ressemble davantage à une énième martingale (et le fait qu’elle ait engendré un délire équivalent à ceux dont le XIXe siècle nous a gratifiés ne plaide pas en sa faveur).

    Cela dit, je ne suis fermé à aucune explication. Peu importe que le chat soit blanc ou noir, pourvu qu’il attrape les souris : reste à voir quelles souris est capable de nous ramener ce chat-là.



  • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 24 août 18:37

    @Eric F
    Oui, mais la matière existe indépendamment de la perception que nous en avons, et elle a existé pendant des milliard d’année avant que l’évolution conduise à l’apparition des êtres vivants, puis capables de penser.
    Il me semble que ce n’est pas en contradiction avec ce que dit Gollum. Tout dépend à quel endroit on place les limites du système étudié.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité