Bonjour Fergus
Je ne suis pas du tout étonné par tes récits.
La France est depuis longtemps un état policier comme d’autres mais plus que d’autres. Par exemple, il y a plus de policier par habitant (1 pour 250 environ) dans notre beau pays qu’ailleurs en Europe (1 pour 380 en GB).
Pour comprendre, il faut admettre que la police, comme la justice d’ailleurs, est d’abord au service de la classe dominante et non pas au service du citoyen. Son comportement est donc le reflet des rapports qu’entretien cette classe avec la population, un mélange de crainte des pauvres, la classe dangereuse, et de mépris pour les laborieux considérés plus comme des assujettis que des citoyens.
Non, les policiers ne sont pas nos amis et il est sain de s’en méfier. Entrer dans la police, c’est souvent faire le choix de la rupture avec la société civile. Sarkozy en tant que ministre puis en tant que Président, n’a fait qu’envenimé les choses en promouvant et falsifiant les chiffres plutôt que l’efficacité.
Il m’est arrivé de tomber sur des policiers professionnels et consciencieux pour des affaires courantes mais je ressentais tout de même leur arrogance et leur méfiance, alors même que je n’exerce aucune activité illégale ou déviante (à part écrire discrètement dans Agoravox).
L’histoire de la police française est émaillée d’exemple du très mauvais esprit qui y règne vis à vis de la population, du Vel d’hiv à Charonne en passant par la nuit tragique durant laquelle des centaines de manifestants pacifiques, magrhébins et français (à l’époque) furent tués, matraqués et jetés à la Seine.
Aujourd’hui la police tue beaucoup moins qu’avant mais son attitude menaçante vis à vis des juges qui lui résiste reste inquiétante. Il y a trop d’affaires et de mensonges, trop d’arrestations arbitraires sous prétexte de rebellions ou d’insultes.