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Commentaire de Jason

sur Los Angeles devient la première grande ville des États-Unis à voter contre la personnalisation des entreprises


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Jason Jason 17 décembre 2011 16:04

JL1, Bonjour

« elles [les sociétés anonymes] étaient conçues pour répondre au bien public mais furent détournées de cet objectif par la recherche du profit. »

Je vais vous faire bondir en disant que les profits sont nécessaires. Depuis la nuit des temps les sociétés ont dû leur prospérité et leur progrès grâce aux surplus accumulés. Pensons au passage des sociétés nomades aux sociétés sédentaires, lesquelles en accumulant des surplus alimentaires et matériels divers ont vu l’émergence de nouvelles activités spécialisées. La métallurgie (âge du cuivre, du bronze, du fer), l’écriture, la poterie, les constructions de bâtimens et d’infrastructures, bref, d’innombrables techniques, ont permis aux hommes de s’affranchir de plus en plus des aléas imposés par la nature. Des gouvernements civils se sont établis.

Ces surplus, devenus profits (changement de nom si l’on veut) avec l’avènement d’un commerce de plus en plus développé, ont bénéficié à une catégorie restreinte de la population. En fait, avec la révolution industrielle, le profit est resté dans les mains de quelques-uns. Mais il n’est en fait que la captation, le détournement, du surplus approprié habilement par les propriétaires de biens de production ou de services.

Des lois, dont certaines très anciennes, ont verrouillé toute possibilité de redistribution.  Car, au fur et à mesure du développement économique, rien n’a été fait pour limiter l’appropriation des surplus et veiller à leur redistribution équitable.

Les taxations diverses font croire à une redistribution par Etat interposé de certains surplus. C’est là la mystification. Par le système complexe des administrations fiscales, des budgets d’Etat, il se produit bel et bien la pérennité d’un détournement au bénéfice de quelque-uns. Alors entrent en ligne les idéolgies de la libre entreprise créatrice de prospérité, du libre commerce, et tout le système juridique justifiant et régulant une machine injuste. Le tout reposant sur des théories économiques qui ne sont jamais concernées par le paradoxe du détournement dont il est question. Le pli est pris, depuis des siècles.

Le remède ? Réguler ces détournements sans tuer l’initiative. C’est possible en théorie en captant au profit de la collectivité une partie substantielle de ces surplus (profits). Ce ne sont pas les profits qui sont le problème, c’est leur redistribution.

Mais, dans l’univers mental actuel, et grâce au détournement des processus de décision, cela ne se fera pas.

Tout cela est schématique, mais c’est l’idée de base.


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