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Commentaire de JL1

sur Exercices de comptabilité


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JL JL1 10 janvier 2012 09:52

Bonjour,

vous écrivez : « les grecs ... « refusent », comme dit leur premier ministre imposé par la Troïka, « d’assumer la réalité » » A la vérité, de mon point de vue, ce sont ceux qui croient que les arbres montent jusqu’au ciel qui n’assument pas le réalité (*)

Suite à cette remarque et dans le contexte de cet article, je crois qu’il est opportun de copier-coller ici ces réflexions extraite d’un article de de Paul Krugman intitulé, précisément :

la politique post-moderne qui ne se soucie pas des fait
s

« Personne ne comprend rien à la dette 2 janvier 2012 : « lorsque les gens de Washington ( la « fameuse communauté internationale) parlent de déficits et de la dette, en gros ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent - et ce sont ceux qui en parlent le plus qui la comprennent le moins…

 »Ceux qui s’inquiètent des déficits peignent le tableau d’un futur dans lequel nous sommes appauvris à cause des sommes que nous devons rembourser après nos emprunts. Ils voient l’Amérique comme une famille qui aurait contracté un crédit trop important et qui aurait donc des difficultés à payer ses échéances tous les mois. Ceci est une analogie vraiment mauvaise, sur au moins deux plans. Tout d’abord, les familles se doivent de rembourser leurs dettes. Pas l’état - tout ce qu’il doit faire est de faire en sorte que sa dette augmente moins vite que son assiette fiscale.) La dette de la seconde guerre mondiale n’a jamais été remboursée ; elle s’est seulement retrouvée de moins en moins pertinente à mesure que l’économie américaine croissait et avec elle le revenu soumis à l’imposition. Ensuite, et c’est le point que presque personne ne semble comprendre, une famille surendettée doit de l’argent à quelqu’un d’autre ; la dette américaine est dans une grande mesure de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes….

« Pour la dette due à des étrangers  : chaque créance étrangère sur l’Amérique d’une valeur d’un dollar correspond à une créance américaine sur les créances étrangères d’une valeur de 89 cents…. Nous avons besoin de davantage - et non de moins - de dépenses d’État pour nous sortir de ce piège du chômage. Et cette obsession malavisée nourrie d’inexactitudes au sujet de la dette nous barre la route. » (Paul Krugman)


 »De l’argent que nous nous devons à nous même"
 : cette remarque nous interpelle ! En effet, d’une certaine façon, si les détenteurs de la dette sont des nationaux, d’une certaine façon, le montant et le taux sont secondaires. Quoique : si encore ils payaient des impôts en conséquence !. En revanche, si les détenteurs sont des étrangers, alors, oui,les taux sont insupportables. Mais comme ceux qui en bénéficient, ceux-là qui croient que les arbres montent jusqu’au ciel, se moquent bien des frontières, des États et des nations ; et qu’ils ont le pouvoir sur la finance, alors, ce n’est pas près de s’arrêter. C’est dans l’ordre des choses ; mais ce qui ne l’est pas, ce sont leurs mensonges. Il est temps que tout le monde le sache : c’est cela qui est révolutionnaire.

(*) - Mais le problème dit Alice, c’est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes. - Le problème, dit Humpty Dumpty, est de savoir qui commande, c’est tout !


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