Exactement.
Pour rappel :
Le libéralisme est un mode de répartition des richesses (par la loi du marché).
Le capitalisme est un mode de production des richesses (par la possession d’un capital).
Ces deux concepts ont chacun leurs excès dans lesquels l’humain n’est qu’au service de l’économie, et non le contraire : l’ultra-libéralisme, et le capitalisme accumulatif financier, notamment transnational.
Nos malheurs sociaux résultent d’abord du fonctionnement libéral : la loi du marché ne pouvant par définition pas être humaine, puisque vous, moi, n’avons aucun pouvoir dessus.
Mais alors que la propriété privée est fondée sur le travail personnel, la propriété capitaliste est fondée sur le travail d’autrui. Il y a donc une différence fondamentale en termes de projets et d’enrôlements.
Pour s’installer et se reproduire, la propriété capitaliste doit justement anéantir la propriété privée basée sur le travail personnel, à l’aide de deux mécanismes.
• Le premier mécanisme est le déclencheur : l’expropriation du peuple travailleur et l’appropriation des richesses produites (vol, imposition, libéralisme…). Ce mécanisme s’est mis en place progressivement depuis plusieurs siècles et a permis de concentrer les terres puis les capitaux entre les mains de quelques-uns. Difficile de revenir en arrière aujourd’hui.
• Le second mécanisme est un mécanisme d’auto-entretien : l’exploitation du travail d’autrui, autrement dit le salariat, combiné au libéralisme qui oriente la répartition des richesse produites.
Et l’évolution du capitalisme allant dans le sens de sa concentration entre quelques mains, et de sa mondialisation, elle entrelace tous les peuples dans la dépendance au réseau du marché universel. Cette exploitation empêche alors chacun de reprendre la propriété privée de son travail.
Seuls les propriétaires capitalistes, les détenteurs du pouvoir,
décident aujourd’hui comment répartir les richesses. La boucle est
bouclée et le système s’auto-entretien.
A venir, un article sur comment chacun à son échelle peut enrayer le système, sur le principe de Gulliver, les micro-résistances aux micro-tyrannies quotidiennes (pour les impatients voir les développements faits par Michel Onfray sur la question).