@JL1 qui dit Le contrat est rempli, non ?
ça dépend des cas, et de quel contrat parle-t-on ? Après que les professeurs de notre benjamin, qui nous semblait entrer dans une spirale inquiétante de démotivation, nous aient expliqué l’an dernier : désolé nous n’avons pas le temps de nous occuper de votre fils car nous avons des élèves en situation sociale ou familiale difficile qui consomment toute notre énergie, nous avons effectivement à notre grand regret sorti notre fils du public au profit d’une école privée (non confessionnelle) où il n’est pas sacrifié. Les professeurs en question étaient des gens plutôt corrects, estimables et ouverts mais de mon point de vue il y a eu en l’occurrence effectivement rupture de contrat. Étant données les classes pléthoriques et les disparités de niveaux
qu’ils avaient à gérer, ce n’était pas forcément directement de leur faute, encore qu’on puisse contester les inégalités non seulement assumées mais revendiquées dans leur traitement des différents élèves.
JL1 demande également Si cette école ne convient pas à une famille, ...
Pour moi le problème n’est pas que l’école convienne ou non à une famille mais bien à un élève. Nos deux ainés ont crû et prospéré dans l’enseignement public. On allait à la catastrophe avec le troisième. Quand l’école gratuite et obligatoire n’est pas adaptée à un élève, que peuvent faire les parents ? Rappelons qu’on n’a pas le choix du lycée.
L’aspect confessionnel est pour moi complètement secondaire vis à vis de la possibilité d’avoir son mot à dire quant à l’organisation, la discipline et la pédagogie pratiquées. C’est ce que vous dirons beaucoup d’enseignants, qui sont loin d’être les derniers à faire appel pour leur progéniture à l’enseignement privé...
J’aurais de loin préféré pouvoir laisser mon fils dans l’enseignement public. En l’occurrence cela ne semblait pas une option raisonnable. L’enseignement privé prospère à cause des carences de l’enseignement public, et agiter le chiffon rouge confessionnel ne fait que masquer le problème. On ne peut sans doute pas faire grand chose sur les effectifs des classes (encore que je suis d’accord avec F. Bayrou quand il suggère d’avoir des effectifs plus importants dans les classes faciles ou homogènes, et des effectifs réduits dans les cas difficiles), mais il paraît essentiel de réduire les disparités de niveaux qui sont à la source de la plupart des difficultés d’enseigner. Si les classes étaient plus homogènes (sans pour autant tirer le niveau vers le bas) je suis certain que beaucoup de difficultés actuelles disparaîtraient d’elles mêmes. Et je suis d’accord avec FB, ça commence par savoir effectivement lire et écrire (et comprendre ce que l’on lit) à l’entrée au collège.