Michel Maugis a écrit : "Ce coût de la force de travail s’ exprime en une quantité moyenne de
temps de travail nécessaire pour produire ce que le salarié a besoin
pour vivre.«
Peut-être faut-il y ajouter le coût de remplacement de la force de travail. La dictature de l’immédiateté, et le principe libéral »après moi le déluge« font qu’aujourd’hui, plus personne ne veut payer ce coût de remplacement , c’est peut-être là que le bât blesse : qui sait de quoi demain sera fait.
Le capital aujourd’hui ne veut plus contribuer à remplacer une force de travail dont il n’aura que faire dans 6 mois, 5 ans, dix ans. Il n’est pour s’en convaincre que de voir ce qu’ils proposent à ce sujet : le RU, revenu universel !
Sur les charges dans les entreprises, et plus généralement, la comptabilité : il est de coutume hélas, de tout mettre dans le même »sac« . Selon moi, il faut distinguer trois types de charges : la sécurité sociale ; l’assurance chômage ; les cotisations retraites.
- Il n’est pas normal que la sécurité sociale soit calculée au prorata des salaires : les cotisations à l’assurance maladie devraient être calculée sur la plus-value.
- L’assurance chômage ne devrait pas être à la charge des salariés, puisque cela revient à leur appliquer le double peine : en effet, plus l’entreprise licencie, et plus le nombre de chômeurs augmente dans un cercle vicieux infernal, ce qui conduit à augmenter le coût du chômage. Le coût de l’indemnisation des chômeurs devrait être assuré par les actionnaires et proportionnellement au coût réel du chômage par péréquation nationale.
- enfin, les cotisations retraites sont un salaire différé. A ce titre, elles relèvent effectivement du coût du travail.
Ainsi, les seules »charges" de l’entreprise seront les cotisations à l’assurance maladie, et l’impôt bien entendu, puisque cet impôt est la juste rémunération des services publics et des patrimoines collectifs mis à sa disposition. Je note à ce sujet que l’usure des patrimoines collectifs devrait être rigoureusement calculée et taxée à sa juste valeur selon une notation par secteurs d’activité.
Une discussion intéressante sur ce sujet, notamment à propos du coût d’indemnisation du chômage, a eu lieu là.