@Onecinikiou
Merci pour vos commentaires, ils portent sur le fond et j’apprécie ce débat. Vous semblez très pointu sur la question et je regrette de ne pas me mettre à votre niveau dans un premier temps. Selon mes prochaines lectures je poursuivrai le débat.
Cependant je peux déjà vous contredire. Les économistes ne sont pas tous d’accord sur les conséquences d’une sortie de l’Euro. Nous ne pouvons pas nier qu’il aie eu des conséquences négatives mais je crois que ce n’est qu’un maillon de la chaine. Sinon que dire des difficultés de pays qui ne sont pas membres de l’union monétaire.
La position de Mélenchon me séduit justement car elle engage une discussion sur les forces et faiblesses de la monnaie unique.
Je vous cite : "3/ Pure tartufferie sur
la nationalisation de l’outil de création monétaire : il pense pouvoir
convaincre l’Allemagne de donner à la BCE les mêmes droits dont disposent la
FED aux USA, c’est à dire de jouer le rôle de prêteur en dernier ressort et
faire ainsi tourner la planche à billet en garantissant solidairement les
emprunts de l’ensemble des Etats-membres de la zone euro. Mascarade totale
quand on sait que les statuts de la BCE l’interdise, le Traité de Lisbonne,
ainsi (totalement accessoirement) que la Loi constitutionnelle allemande, comme
l’a rappelé la Cours de Karlsruhe récemment."
-Les statuts de la BCE l’interdisent : des statuts ça se changent, non ?
-le Traité de Lisbonne, le Front de Gauche veut s’en affranchir donc pas de souci
-la loi constitutionnelle allemande que je connais mal, reste un obstacle majeure. C’est vrai qu’avec ces idées, c’est moi radical, cela demande de faire évoluer les positions, donc cela demande du temps mais ce n’est pas une mascarade surtout avec une remise en cause des missions et statuts de la BCE. Il faudra des appuis d’autres pays, mais je crois que les pays du Sud de l’Europe pourrait suivre ces propositions et l’Islande pourrait être séduite par ce projet.
Ensuite des mesures protectionnistes ne peuvent trouver de sens que dans l’Europe. Une taxe sociale et environnementale amènerait une plus grande justice par rapport à des produits venus de pays où les réglementations sont moins contraignantes (et plus nuisibles au développement durable, à la fois). De plus il n’est pas, selon moi acceptable que le chômage soit si élevé et que l’on importe des produits du bout du monde alors que l’on pourrait parfaitement les produire nous mêmes.
Ces arguments sont des alternatives qui feront évoluer l’image de l’Europe et donc permettront de modifier ses institutions.