Bonjour à tous,
Il faut garder à
l’esprit que le MES est une institution inter-gouvernementale sous la
forme juridique d’une Organisation Internationale Financière de
droit luxembourgeois (comme le FESF, SA de droit luxembourgeois) et
adhérant à la BIS (Bank of International Settlements : Banque
Centrale des banques centrales au fonctionnement totalement
opaque).
Il ne s’agit pas du tout d’une Institution
Européenne, même si pour un litige elle ne reconnaît que la
compétence de la Cour de Justice de l’Union Européenne, ce qui
semble contradictoire. Cependant, le Conseil Européen, la Commission
avec l’aide des lobbies financiers ont largement contribué à la
création du MES
"Pour y parvenir, les gouvernements
Britannique, Allemand et Français ont demandé à Van Rompuy
’Président du Conseil Européen) de « torturer » les traités
européens pour fournir un cadre juridique présentable à ce MES
(les mots sont de petits êtres fragiles, si on les torturent, ils
disent tout ce que vous voulez). Ainsi :
Afin de résoudre le problème du fondement juridique, le
gouvernement
allemand indiqua qu’un amendement au traité serait nécessaire.
Cependant, après la ratification difficile du traité
de Lisbonne, certains États et hommes d’État se sont opposés
à une modification du traité, notamment le gouvernement
britannique qui s’opposait à des changements affectant le
Royaume-Uni1,2.
C’est finalement avec le soutien du président
français que l’Allemagne obtint l’aval du Conseil
européen d’octobre 20103.
La proposition allemande demandait une modification minimale
visant à renforcer les sanctions et à créer un mécanisme
permanent de sauvetage. Cette modification minimale ne répondant
toutefois pas à l’exigence allemande de sanctionner les manquements
des États par la suspension du droit de vote. En effet, une telle
exigence nécessiterait une modification plus importante du traité.
Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord
pour un amendement de deux lignes au traité, ce qui permet d’éviter
la tenue de référendums. En effet, le Président
du Conseil européen Herman
Van Rompuy a prévu d’examiner les changements à travers la
procédure de révision
simplifiée (article 48
TFUE)4.
La modification change simplement le traité
sur le fonctionnement de l’Union européenne pour permettre
l’instauration d’un mécanisme permanent5."
(Wikipédia)
Avant de ratifier le Traité MES, nos parlementaires vont devoir
se prononcer sur une modification « mineure » de l’article
136
du TUE concernant le MES, Modification qui, associée à celle de
l’article 48 du TFUE, permettra de s’exonérer de l’obligation de la
tenue de référendums, désormais.
Ainsi on nous vend un parck (MES+Pacte Budgétaire Européen) qui
établit une dictature financière européenne qui aura la haute main
sur les politiques budgétaires, économiques, sociales (dans un
premier temps) des pays de l’Eurozone qui sont contraints d’adhérer
au MES sans aucune possibilité de sortie.
Il faut souhaiter qu’un député pose une QPC (Question
Prioritaire de Constitutionnalité) sur le Traité MES et sa
légalité,
malgré les réponses gouvernementales.
Par principe, il ne faut pas faire confiance aux déclarations des
politiques. Quand un Cambadélis, soutien de Strauss-Kahn et
socialiste libéral, annonce que les députés PS s’abstiendront,
cela fait revenir l’arrière goût amer d’un certain vote.
Il s’agit de ne pas apeurer nos partenaires européens et surtout les
électeurs de la classe moyenne supérieure, de l’art du double
langage sur fonds de langue de bois.
En conclusion, j’ai bien bien peur que nous irons en 2012
: Voter pour rien