Le Président de la République sortant n’a pas plus de droit que le simple citoyen pour influer sur ces décisions, si ce n’est son autorité morale acquise par son propre usage.
Est-il sage d’annoncer que l’on passera l’éponge sur les contraventions et certains délits ?, et ce, d’une manière aussi systématique, au point de faire naître une impression d’impunité chez une grande partie de nos concitoyens ?
Toutefois, nous ne devons pas nous arrêter sur le problème, au combien important, des infractions routières. Je me souviens d’une certaine loi d’amnistie promulguée sous Monsieur François Mitterand qui s’appliquait aux fautes commises par les salariés dans leur entreprise mais qui excluait les infractions au Code du Travail commises par les employeurs, ce qui était une immixtion de la politique dans la sphère civile.
Je pense que le Président de la République doit rester maître de son calendrier sur cette prérogative, car rien ne l’oblige à en faire usage.
Nous sommes en droit d’attendre de l’éminente personnalité que nous aurons porté au sommet de l’Etat, qu’elle prenne des mesures sages et équilibrées en ce qui concerne le pardon des erreurs que nous avons pu commettre avant son entrée en fonction ou au cours de sa mandature.