Eh oui, il ne reste donc que l’abstention. Le grand carnaval séduit les foules qu’on caresse dans le sens du poil. Et ces foules vont déléguer leur pouvoir à des gens qui ne rendent compte à personne.
Aucun élu ne va forger les lois ou pratiques instituant le compte-rendu de leurs actions. Il y a bien le Journal Officiel, mais qui le lit ? Ce dernier ne fait que constater les rouages d’un système privilégiant les groupes parallèles aux intérêts douteux.
Alibi parfait, le recours aux voisins, à l’Europe, aux marchés, à la concurrence, aux destins et à la fatalité des temps modernes, à quantité d’échappatoires auxquelles les électeurs ne comprennent rien. Et pour cause. Le leitmotiv de l’homme politique : « C’est pas moi, c’est les autres ».
La mystification et les illusions continueront, sans espérance de changement. L’imposture suprême consistant, de la part des hommes politiques, à brandir un pouvoir qu’ils n’ont pas. Pas de pouvoir, pas de sanctions, donc tout est permis à condition de ne pas se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Et vogue la galère.