Les problèmes de l’électorat FN n’ont que peu de solutions. D’après les récentes études, celui ci est avant tout concentré entre 30 km et 70 km des grandes villes. Signifiant plus clairement à la campagne mais pas très loin des villes.
Cet électorat vit dans des endroits qui se sont désertifiés de toute activité, des territoires qui en sont plus attractifs. L’industrie est partie. Il n’a pas la possibilité de revenir en ville (loyers trop cher) ou ne le souhaite pas (gout pour une vie rurbaine). Dans les deux cas il est exposé à la dégradation de son environnement : disparition progressif des emplois (aucun cadre ne veut aller vivre la bas, donc les emplois ne sont pas crées dans ces coins la), disparition progressif des services publics (vu qu’il n’y a pas d’économie, il n’y a rien pour payer les services publics et cela s’autoentretient).
Cette vie semi-rurale va être de plus en plus compliquée du fait de la hausse des carburants et le fait que l’économie de services qui s’est mise en place est inadaptée à la vie rurale.
La seule solution à ces problémes consiste à construire massivement et verticalement des nouveaux quartiers en périphérie proche des grandes métropoles régionales. Chose dont les habitants de ces métropoles n’ont pas envie car cela ferait baisser les prix de l’immobillier et que beaucoup sont propriétaires. Ces nouveaux quartiers devraient être bien reliés au reste de la ville en transports en communs ET routes. La chose la plus compliquée étant de convaincre ces gens d’abandonner une certaine vie rurale (avec ses avantages et inconvénients) pour venir habiter en ville. Les économies réalisées avec le carburant palieront largement l’abscence de potager.
Le problème en France c’est que pendant longtemps on a favorisé l’étalement urbain autour des grandes métropoles (jusqu’à des distances importantes) plutôt au contraire que de tenter de densifier les villes et rapprocher les gens de leurs centres. Les gens ont cédés aux sirènes de la campagne et tant qu’il y avait encore de l’industrie ce n’était pas complétement aberrant. Il est illusoire de croire que l’on va pouvoir inverser la tendence dans ces territoires, il faut amener les gens à déménager quitte à les aider financiérement (cette aide sera compensée par la baisse des coûts d’aménagement du territoire dans ces zones). Sans cela, le problème sera le même en 2017. En pire. Car cela ne va pas s’améliorer.